Fin d'année difficile en vue pour Bekaert

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Pour les neuf premiers mois de l'exercice, Bekaert affiche un chiffre d'affaires en hausse et légèrement supérieur aux attentes. Mais, il entrevoit la suite de l'exercice avec prudence sur fond d'incertitudes économiques et avec l'annonce de nouvelles fermetures d'usines. Le titre chutait de 7% à l'ouverture.

Bekaert  affirme naviguer pour l'instant en eaux troubles. "Le resserrement des marchés et l’incertitude persistante ont entraîné une tendance à la baisse des conditions économiques dans plusieurs secteurs", lit-on dans un communiqué.

Au sein du tréfileur, l'heure est donc à la gestion des coûts, à un focus sur le mix industriel pour améliorer les performances sous-jacentes et à une attention particulière à la fixation des prix. Dans ce contexte, Bekaert affirme améliorer son fonds de roulement et son niveau d'endettement. Néanmoins, le groupe prévoit d'importants ajustements négatifs liés à la baisse "plus féroce que prévu" des prix des matières premières et au ralentissement économique général.

Belle performance en Chine

Pour les neuf premiers mois de l'exercice, Bekaert fait état d'un chiffre d'affaires consolidé en hausse de 2% à près de 3,29 milliards d'euros. Cette hausse est attribuée à l'effet prix-mix et à des mouvements de change favorables. Les analystes tablaient sur un chiffre d'affaires de 3,28 milliards d'euros.

Pour le seul troisième trimestre, le chiffre d'affaires consolidé reste stable à 1,075 milliard également légèrement supérieur aux attentes des analystes.

©document bekaert

On notera une belle performance de l'unité "Bridon-Bekaert Ropes Group" (BBRG) qui affiche une hausse de 7% (sur neuf mois) du chiffre d’affaires. Pour l'avenir, Bekaert s'attend à un environnement commercial difficile. 

La croissance du chiffre d'affaires de l'activité "Rubber Reinforcement" s'établit à 5,2%. En Chine, cette unité a enregistré une croissance des volumes de plus de 11%. 

L'activité "Steel Wire Solutions" accuse un recul de 2% de son chiffre d'affaires et l'avenir ne s'annonce pas moins morose. "Nos marchés de pneumatiques ont bien résisté au cours des neuf premiers mois de 2019 mais devraient ralentir au quatrième trimestre en raison de la saisonnalité normale et des actions de déstockage effectuées tout au long de la chaîne d'approvisionnement, en prévision de la morosité persistante du climat des affaires."

Des usines fermées

Le groupe est également en pleine restructuration avec à la clé 200 emplois perdus en Belgique et la fermeture du site de Moen (Flandre-Occidentale). Aujourd'hui, le groupe fait état de nouvelles mesures. Il indique que son site américain de Shelbyville (Kentucky) sera fermé d'ici janvier 2020. Le site d'Ipoh en Malaisie sera lui arrêté en mars 2020.  

L'activité BBRG sera aussi touchée. Le travail de finition et de distribution des produits de câblage à destination des clients des Émirats arabes unis sera désormais opéré par un partenaire externe.

Autre mesure: les activités liées aux câbles pour tuyaux flexibles vont être transférées aux États-Unis du site géorgien à celui de l'Arkansas.  

Le groupe précise que ces mesures supplémentaires devraient entraîner un coût unique de 50 millions d'euros.


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