Fin de partie pour les Ateliers Carton à Tournai

©ALC Tournai

Mis en réorganisation judiciaire, les Ateliers Carton, spécialisés dans la chaudronnerie industrielle, ont peu de chance de pouvoir transférer leurs actifs. Cinquante emplois sont menacés.

C’est une histoire industrielle vieille de 140 ans qui se termine à Tournai avec la mise à l’arrêt, décidée en mai dernier, des Ateliers Louis Carton (ALC). Cette chaudronnerie lourde est en réorganisation judiciaire depuis juin, avec possibilité de transfert de tout ou partie des actifs sous autorité de justice.

Selon les professionnels du secteur, il n’y a que très peu de chance de voir cette activité, à l’exception peut-être d’un petit pôle "services", être relancée dans le contexte économique actuel.

Propriété du groupe français CIF depuis 2013, ALC est réputé dans la conception et la fabrication de gros équipements de broyage. Ses débouchés principaux – à l’instar du groupe Magotteaux qui vit lui aussi des heures très difficiles – sont les cimenteries et le secteur des minéraux, des activités en régression et confrontées aussi à la concurrence d’opérateurs asiatiques.

La cinquantaine de travailleurs occupés sur le site tournaisien n’a guère d’espoir de retrouver un emploi, en tout cas dans son métier de base. L’arrêt des activités décidé par le groupe CIF se fera "proprement", insiste-t-on à Tournai, "dans le respect des travailleurs et des fournisseurs", souligne Michel Bodson, ex-patron d’ALC entre 2003 et 2013.

"Tournai 1"

Pour rappel, ce site industriel de plus de 12 hectares situé sur les bords de l’Escaut est déjà depuis plusieurs années détenu à 90% par Michel Bodson, via son immobilière Imalc. Celle-ci a développé, sur le zoning industriel "Tournai 1", historiquement le premier créé par la cité aux cinq clochers, un parc d’activité économique florissant où est notamment hébergé le Centre de recherche-développement Terre & Pierre.

Il n’est d’ailleurs pas exclu qu’Imalc se porte acquéreur de terrains ou de halls industriels qui jouxtent ses propriétés dans le cadre de cette procédure de réorganisation judiciaire.

Le souhait de Michel Bodson reste, encore et toujours, de redonner un avenir économique à cette zone industrielle située entre la chaussée d’Antoing et l’Escaut...

Lire également

Publicité
Publicité
Publicité

Messages sponsorisés

Messages sponsorisés