L'Europe demande un délai à Caterpillar

Antonio Tajani, commissaire européen à l'Industrie ©AFP

Le commissaire européen à l'industrie Antonio Tajani va demander à Caterpillar de postposer son plan social. Son collègue au commerce, Karel De Gucht, se dit quant à lui prêt à agir sur d'éventuels subsides à l'exportation anticoncurrentiels

Le commissaire européen à l'Industrie Antonio Tajani va demander à Caterpillar d'examiner ce,que l'Union européenne va proposer pour renforcer le secteur industriel européen avant de confirmer sa décision de licencier 1.400 membres de son personnel, indique vendredi la RTBF.

Après s'être entretenu vendredi avec le Premier ministre Elio Di Rupo au sujet de l'usine Caterpillar de Gosselies, le commissaire européen s'est dit "prêt à s'engager d'une façon très forte pour défendre le réseau industriel européen". "Il faut défendre notre industrie, une industrie moderne, compétitive. Il faut s'engager dans la réindustrialisation de l'Union européenne. Je serai très dur sur cela. On ne peut pas détruire un trésor que nous avons. Si nous voulons gagner les défis contre la crise, il faut défendre l'industrie, il faut défendre l'économie réelle", a-t-il déclaré à la RTBF

Subsides anticoncurrentiels

Le commissaire européen au commerce, Karel De Gucht, s'est quant à lui déclaré vendredi prêt à étudier toutes les informations concrètes sur d'éventuels subsides à l'exportation anticoncurrentiels et nocifs pour  Caterpillar Belgique.

Le Premier ministre Elio Di Rupo avait fait allusion à de telles pratiques jeudi à la Chambre, "apparemment sur la base d'informations" fournies par CEO de Caterpillar Belgique, Nicolas Polutnik.

Dans un communiqué adressé à l'agence BELGA, M. De Gucht s'est dit prêt à étudier toutes les informations concrètes sur l'existence de tels subsides et à "agir le cas échéant sur base de la législation européenne". Mais jusqu'à présent, "ni l'entreprise, ni les autorités belges n'ont présenté de dossier concret auprès de la Commission européenne", a-t-il souligné.

En réponse jeudi à diverses questions, M. Di Rupo, sur la base d'un entretien avec le CEO de Caterpillar, a dit que l'entreprise de Gosselies "serait en concurrence avec des machines provenant de l'étranger, qui répondent à des exigences environnementales moindre et qui passent au travers des mailles du filet des contrôles en Europe. D'autres concurrents non européens sont par ailleurs subventionnés par des aides d'Etat directes ou à l'exportation".

Le Premier ministre a aussi annoncé sa volonté de rencontrer les autorités européenne et plus spécialement président de la Commission européenne européenne, Jose Manuel Barroso.

Lire également

Publicité
Publicité
Publicité

Messages sponsorisés

Messages sponsorisés