L'Europe met son veto à la fusion entre Tata et Thyssenkrupp

©REUTERS

Le projet de fusion dans l'acier entre Thyssenkrupp et Tata est recalé par la Commission européenne. Celle-ci craint une réduction de la concurrence dans le secteur.

La Commission européenne a mis mardi son veto au projet de fusion dans l'acier entre le conglomérat allemand Thyssenkrupp et l'indien Tata. L'exécutif européen craint que la concentration ne réduise la concurrence sur le marché de la fourniture de différents aciers haut de gamme et contribue à en augmenter les prix, a expliqué la commissaire Margrethe Vestager. "Les parties n'ont pas proposé de mesures correctives adéquates pour répondre à ces préoccupations", a-t-elle constaté.

Le 10 mai, Thyssenkrupp et Tata avaient en réalité déjà enterré leur projet de mariage. Les deux groupes avaient dit renoncer à faire davantage de concessions (notamment en vendant des actifs supplémentaires) pour arracher le feu vert de la Commission européenne à leur fusion.

Tata Steel et ThyssenKrupp sont de grands producteurs intégrés d'acier plat au carbone et d'acier magnétique, dotés de sites de production importants dans l'Espace économique européen (EEE), en particulier en Allemagne, aux Pays-Bas et au Royaume-Uni. En fusionnant leurs activités en Europe, les deux groupes auraient constitué le deuxième conglomérat européen dans la production d'acier à revêtement métallique et laminé destiné à des applications d'emballage, ainsi que d'acier plat au carbone galvanisé destiné à l'industrie automobile.

La Commission avait ouvert une enquête approfondie l'an dernier. Quelques mois plus tard, le groupe allemand avait lui-même annoncé que ni lui ni Tata Steel ne s'attendaient plus à ce que la Commission européenne autorise leur projet et avait renoncé à scinder le conglomérat en deux entités distinctes. 

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