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La fusion Lafarge Holcim ne sera plus entre égaux

Bruno Lafont (D) CEO de Lafarge et Rolf Soiron, president d'Holcim. ©AFP

Le conseil d'administration d'Holcim est arrivé à la conclusion que l'accord de fusion avec Lafarge ne pouvait plus se maintenir dans sa forme actuelle.

Le cimentier français Lafarge  a annoncé que le conseil d'administration de son concurrent suisse Holcim , avec qui il a engagé un projet de fusion, souhaitait modifier l'accord signé en juillet entre les deux groupes.

Le conseil d'administration de Lafarge s'est dit "prêt à explorer la possibilité d'une révision de la parité en ligne avec les conditions de marchés récentes, mais qu'il n'accepterait aucune autre modification des accords actuels", selon un communiqué.

Lafarge indique avoir reçu un courrier du conseil d'administration d'Holcim lui faisant part de sa décision "de ne pas poursuivre l'exécution du +Combination Agreement+ selon les termes approuvés par les conseils d'administration de Lafarge et Holcim et conclus le 7 juillet 2014, et faisant part de positions remettant en cause les conditions financières et de gouvernance du projet de fusion entre égaux".

Le titre Lafarge était pénalisé à la Bourse de Paris, perdant plus de 4% après la remise en cause de l'accord de fusion avec  Holcim.

Selon le communiqué, "le conseil d'administration de Lafarge reste attaché au projet qu'il entend voir mis en oeuvre".

La semaine dernière, une source proche du dossier avait confirmé que les deux groupes étudiaient "une révision éventuelle" de l'accord de fusion, après des informations de presse selon lesquelles des discussions étaient en cours.

Selon la presse suisse, qui citait l'entourage de l'actionnaire principal d'Holcim Thomas Schmidheiny, avec 20,1% du capital, ce dernier souhaitait une modification en sa faveur des termes de l'accord de fusion. Ces demandes sont liées à des performances jugées divergentes au quatrième trimestre entre les deux groupes. Elles interviennent également après la récente réévaluation du franc suisse par rapport à l'euro.

La presse suisse indiquait que deux pistes étaient évoquées par l'entourage de M. Schmidheiny:

  • la révision des parités de fusion ou
  • le versement d'un dividende exceptionnel.

Le groupe français et son homologue suisse ont annoncé en avril une fusion "entre égaux" devant donner naissance à un colosse du béton pesant 32 milliards d'euros de chiffre d'affaires (avant cessions) et comptant 130.000 salariés dans 90 pays.

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