Préaccord social chez Arcelor

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La direction d'ArcelorMittal et les représentants des travailleurs, au terme d'une nouvelle très longue journée de négociations vendredi, sont parvenus à "un principe de préaccord social" pendant la nuit de vendredi à samedi.1.400 emplois seront préservés.

La direction d'ArcelorMittal et les représentants des travailleurs, au terme d'une nouvelle très longue journée de négociations vendredi, sont parvenus à "un principe de préaccord social", insistent les syndicats samedi. Le préaccord maintient 945 emplois dans le bassin sidérurgique liégeois. La création d'une filiale, d'un pôle de compétence et d'une société de démantèlement ont également été scellés.

Au total, quelque 1.400 emplois sont ainsi préservés, avancent les syndicats qui présenteront le préaccord sur le volet social à leurs affiliés dans les prochains jours.

L'enjeu de ces négociations de la dernière chance était d'éviter les licenciements massifs dans le bassin sidérurgique liégeois.

Selon les termes du préaccord, ArcelorMittal conservera 945 travailleurs à Liège, au lieu des 845 annoncés. Et les syndicats peuvent remercier la Région wallonne qui a mis la main au portefeuille pour sauver des emplois. Une filiale d’ArcelorMittal va être créée, conjointement avec la Région, pour prendre en charge 137 ouvriers œuvrant dans les fonctions de l’emballage, de la manutention, des réparations et du parachèvement, des secteurs d’activité que le groupe sidérurgique voulait confier à des sous-traitants. La rentabilité de cette filiale sera évaluée dans un an et l’on décidera de poursuivre ou pas ses activités.

Deux cents travailleurs seront également versés dans une société à créer par la Région, sous la forme d’un groupement d’employeurs locaux dont ArcelorMittal sera membre. Dans ce pool de compétence, on formera du personnel capable de relancer les outils mis sous cocon, si cette éventualité se présentait. Ces métallos devront d’abord être licenciés par ArcelorMittal. Ils toucheront leurs indemnités puis ils signeront un contrat CDD de 3 mois minimum et de 2 ans maximum. Une autre société, de démantèlement celle-là, sera aussi créée par la Wallonie. 75 travailleurs sous CDI et avec une garantie salariale l’intégreront. Ces deux sociétés, de compétence et de démantèlement, seront financées à hauteur de 50 millions d’euros chacune.

ArcelorMittal s’engage à réactiver sa politique d’embauche dès le premier trimestre 2014. Le groupe fait savoir que 400 emplois sont disponibles sur d’autres sites, en France et en Belgique, pour les Liégeois qui voudraient y pourvoir. Une prime de six mois leur sera accordée en cas de réussite sur leur nouveau lieu de travail.

Enfin, les syndicats ont obtenu que Mittal paie au Forem 2.000 euros par travailleur licencié qui intégrera, comme le prévoit la législation, la cellule pour l’emploi. Le groupe accepte de financer l’accompagnement psycho-social de ces personnes qu’il aura licenciées.

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