Siemens relève ses prévisions, l'action bondit

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Joli début d'exercice pour Siemens. "Nous avons réalisé un bon trimestre et nous sommes en bonne voie dans la mise en oeuvre de notre plan Vision 2020", se réjouit le président du directoire.

Siemens a revu à la hausse sa prévision de bénéfice par action (BPA) annuel après un premier trimestre meilleur qu'attendu. Le conglomérat industriel allemand table désormais sur un BPA de 6,00 à 6,40 euros pour l'exercice 2016, entamé le 1er octobre dernier, contre une fourchette de 5,90 à 6,20 euros auparavant.

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"Nous avons réalisé un bon trimestre et nous sommes en bonne voie dans la mise en oeuvre de notre plan Vision 2020. C'est pourquoi nous relevons notre prévision de bénéfice pour 2016, même si l'évolution de la situation macroéconomique et géopolitique reste un sujet de préoccupation pour nos marchés", déclare le président du directoire, Joe Kaeser, dans un communiqué.

• Les chiffres

Au premier trimestre, clos fin décembre, le chiffre d'affaires du conglomérat industriel a progressé de 8% à 18,9 milliards d'euros et les prises de commandes de 27% à 22,8 milliards. Le bénéfice trimestriel des activités industrielles a augmenté de 10% à 1,99 milliard d'euros et leur marge s'est améliorée à 10,4% contre 10,2% un an plus tôt.

Hors coûts liés aux réductions d'effectifs, la marge ressort à 10,7%. Les profits ont tiré parti d'une forte croissance des activités de santé, de gestion de l'énergie et de mobilité, qui ont bénéficié du bas niveau de l'euro et des effets de la restructuration en cours, explique le groupe. Les analystes financiers attendaient en moyenne un chiffre d'affaires de 18,4 milliards d'euros, des commandes de 21,3 milliards et un bénéfice des activités industrielles de 1,87 milliard.

Quid de l'action?

L'action Siemens, qui a été portée par une politique de rachats d'action et de versements de dividende, prenait 2,3% dans les échanges d'après-Bourse à Francfort. Et dès l'ouverture, elle est partie en nette hausse.

Un rachat. Dans le cadre de cette stratégie, Siemens a confirmé lundi le rachat du spécialiste américain des logiciels CD-adapco, non coté, pour un montant de 970 millions d'euros.

•  Les coûts.

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Comme son rival américain General Electric, le groupe allemand s'est engagé sur la voie de réductions de coûts et de suppressions d'emploi tout en se recentrant sur les hautes technologies.

Comme General Electric, Siemens, qui produit aussi bien du matériel ferroviaire que des turbines électriques, tente de réagir par une politique d'économies au ralentissement de la croissance chinoise et à la déprime des cours du pétrole qui obscurcissent les prévisions pour ses activités industrielles. Sous la direction de Joe Kaeser, le conglomérat s'est dégagé du secteur des biens de consommation et s'est renforcé dans les équipements pétroliers et gaziers, avec notamment le rachat l'an dernier de l'américain Dresser-Rand pour 7,8 milliards de dollars. Sous l'effet de la chute des cours du pétrole, la division Energie et Gaz de Siemens, qui contribue pour un cinquième au chiffre d'affaires du groupe, a vu son bénéfice baisser de 9,5% sur le trimestre après un repli de 11,3% un an plus tôt.

Le concurrent. General Electric a annoncé vendredi qu'il allait doubler cette année le budget alloué aux restructurations afin de combattre les effets de la chute des cours du pétrole et la faiblesse de la croissance mondiale, qui ont pesé sur ses résultats l'an dernier. Le géant américain a toutefois dégagé sur le quatrième trimestre une marge industrielle de 18,3%, soit près du double de celle de Siemens, en excluant les effets de l'acquisition de la branche énergie du français Alstom.

 

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