Belref Refractories en perdition à Saint-Ghislain

L'entreprise Belref Refractories va licencier, avait annoncé Dominique Leone, propriétaire de l'usine et ancien homme fort du club de football du RAEC Mons, lors de l'assemblée générale des travailleurs. ©Photo News

Une procédure en réorganisation judiciaire et un plan de licenciement collectifs sont lancés chez Belref Refractories à Saint-Ghislain.

La direction de Belref Refractories, entreprise située à Saint-Ghislain spécialisée dans les produits réfractaires, a annoncé aux travailleurs la mise en place d'une procédure en réorganisation judiciaire doublée d'un plan de licenciement collectifs. La FGTB, qui confirme une information de SudPresse, attend toutefois l'officialisation des intentions de la direction.

On ignore encore l'ampleur de la restructuration.

Belref Refractories est spécialisée dans la fourniture de produits réfractaires aux secteurs de la verrerie, de la sidérurgie et des métaux non ferreux.

Actuellement, cette entreprise de la région montoise compte quelque 70 travailleurs, dont une vingtaine d'employés.


Rachetée en 2010 par l’homme d’affaires Domenico Leone -celui qui présida aux destinées du Royal Albert Elisabeth Club de Mons avant sa chute il y a deux ans-, la société Belref Refractories vit aujourd’hui des moments plus que difficiles. Leone nous a confirmé ce vendredi qu’il avait mis cette société saint-ghislainoise , active dans la fabrication de produits réfractaires (silice et béton), en réorganisation judiciaire (PRJ) avec transfert d’actifs.

Que va-t-il se passer?

Une audience du Tribunal de Commerce de Mons statuera sur ce dossier sous huitaine. Belref Refractories occupe actuellement 75 travailleurs. Au-delà de la PRJ, Domenico Leone a également annoncé au personnel son intention de lancer très vite une procédure dite Renault dans le cadre d’un licenciement collectif.

"Depuis six ans, je n’ai fait que perdre de l’argent avec Belref et le marché des réfractaires étant aujourd’hui ce qu’il est pour la sidérurgie, le verre et les non-ferreux, je suis dans l’obligation de réduire sérieusement la voilure", poursuit Leone.

Si l’actionnaire se refuse à avancer aujourd’hui le moindre chiffre sur l’ampleur de la restructuration, Donenico Leone évoque au passage un récent différend avec la Région Wallonne (Sogepa) sur un prêt pour lequel l’actionnaire conteste la hauteur des garanties.

Toujours est-il que Belref joue aujourd’hui sa survie dans un contexte commercial très déprimé pour le secteur du réfractaire.

Ce n'est pas une surprise

"Nous nous attendions en partie à l'annonce de la direction", a indiqué Frédéric Michel, de la FGTB Mons-Borinage. "L'état du carnet de commandes n'est pas très bon depuis quelque temps. Mais nous n'avons toujours rien d'écrit confirmant ce qui a été annoncé. La demande le PRJ a été introduite mercredi après-midi auprès du tribunal de commerce de Mons."

"Le juge doit encore donner son accord sur cette demande. La direction a également annoncé une restructuration mais la procédure Renault n'a pas encore été lancée. L'impact social est encore très flou. Il faut par ailleurs savoir que, parallèlement au plan de la direction actuelle, un autre repreneur pourrait intervenir dans la cadre de la PRJ. D'autre part, la Région wallonne, actionnaire de la société où elle a injecté beaucoup d'argent, a aussi beaucoup de choses à dire. On peut penser que nous y verrons plus clair dans le courant de la semaine prochaine", poursuit le responsable syndical.

L'entreprise saint-ghislainoise est spécialisée dans la fourniture de produits réfractaires aux secteurs de la verrerie, de la sidérurgie et des métaux non-ferreux.

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