Softbank va-t-il prendre le pouvoir pour sauver WeWork?

©REUTERS

Après le report sine die de l'IPO, le spécialiste des bureaux partagés, WeWork est proche du naufrage. Pour le maintenir à flots, une intervention financière de son actionnaire japonais est envisagée.

Le groupe japonais SoftBank appelé au sauvetage de la start-up autrefois très en vogue, WeWork. Un mécanisme de "bailout", à savoir une intervention financière de l'actionnaire est envisagé. Le Japonais prendrait ainsi le contrôle du géant des bureaux partagés, permettant ainsi de maintenir à flot une compagnie qui doit d'urgence trouver de l'argent frais, affirme le "Wall Street Journal".

Selon le quotidien, cette opération devrait aussi limiter davantage l'influence d'Adam Neumann. L'homme avait fondé l'entreprise avec son épouse, mais ses frasques et pratiques lui ont valu d'être écarté fin septembre de ses fonctions de directeur général de la We Company, la maison-mère de WeWork. De ce fait, ce qui devait être une des introductions en Bourse les plus en vue de l'année a été reportée aux calendes grecques. Néanmoins, cette IPO aurait dû faire rentrer plusieurs milliards de dollars d'argent frais.

Plan B à l'IPO

Place donc désormais à la réflexion d'un plan B. Une des solutions pourrait être l'engagement supplémentaire de SoftBank à hauteur de plusieurs milliards de dollars. Softbank détient déjà un tiers de WeWork après avoir longtemps injecté de l'argent avec enthousiasme dans l'entreprise.

JP Morgan Chase a été chargée par WeWork de partir en quête d'argent frais. Plusieurs dizaines d'investisseurs potentiels ont déjà été approchés, a indiqué au quotidien une porte-parole.

L'engagement de SoftBank pourrait se faire sous forme d'obligations et d'augmentation de sa participation, selon les sources du "Wall Street Journal". Il indique toutefois qu'il n'est pas certain qu'un accord soit trouvé.

Des bureaux partagés

Adam Neumann a réinventé le concept de bureaux partagés et a donné à WeWork une image d'entreprise high-tech et "hipster" qui lui a valu un succès fulgurant en seulement quelques années.

Mais son style de management, ses méthodes comptables controversées et d'apparents conflits d'intérêts ont entamé l'enthousiasme des investisseurs et leur accueil glacial a poussé l'entreprise à repousser son entrée en Bourse.


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