Bpost est dotée de six nouveaux administrateurs

Audrey Hanard a été nommée présidente de bpost par le conseil ce mercredi après l'assemblée. ©rv

Assemblée sans surprise chez bpost, où les nouveaux administrateurs ont tous vu leur nomination approuvée. Audrey Hanard a ensuite été élue à la présidence.

Tous les candidats administrateurs proposés à l'approbation des actionnaires de bpost réunis en assemblée générale ce mercredi matin ont été nommés. Cela a permis au conseil d'administration de la société anonyme de droit public, qui s'est réuni ensuite, d'élire Audrey Hanard à sa présidence, comme cela avait été annoncé. Proposée par l'État actionnaire (le PS), Audrey Hanard succède donc à François Cornelis, qui a démissionné fin mars, et à Ray Stewart qui a assuré l'intérim à cette fonction durant un peu plus d'un mois.

Du côté des administrateurs choisis par l'État, Jos Donvil a vu son mandat d'administrateur renouvelé par les actionnaires tandis que Mohssin El Ghabri (Ecolo) a été nommé avec 87% de votes positifs. Les quatre nouveaux candidats indépendants ont tous recueillis 81,8% de voix, tout comme Audrey Hanard. Il s'agit, pour rappel, de Jules Noten, Sonja Rottiers, Lionel Desclée et Sonja Willems.

Parmi les autres points importants à l'ordre du jour, la nouvelle politique de rémunération des administrateurs et du comité de direction, définie pour quatre ans, a été approuvée à 91,7%, contre 80% "seulement" au rapport de rémunération 2020. À noter aussi que la terminaison avec effet immédiat du mandat de l'ancien CEO Jean-Paul Van Avermaet a été adoptée à 100% des voix.

La banque aurait coûté trop cher à l'avenir

La séance de questions a été relativement courte, sans doute parce que l'assemblée se tenait à distance. Quelques actionnaires ont néanmoins saisi l'occasion qui leur était donnée pour titiller le sens de répartie de Ray Stewart, du CEO ad interim Dirk Tirez et de la CFO Leen Geirnaerdt.

"Nous préférons allouer nos capitaux à notre développement dans la logistique d'e-commerce."
Dirk Tirez
CEO ad interim, bpost

Interrogé sur les raisons de la vente à BNP P Fortis des 50% de bpost dans bpost Banque, Dirk Tirez a répondu que compte tenu des réglementations sur la solvabilité des banques, il faudrait investir entre 500 et 700 millions d'euros dans bpost Banque à l'avenir, pour maintenir ses ratios à niveau. "Nous préférons allouer nos capitaux à notre développement dans la logistique d'e-commerce", a-t-il souligné, tout en rappelant que bpost reste propriétaire des 650 bureaux de poste qui continueront, selon un accord conclu pour le long terme, à distribuer des produits de banque et d'assurance.

De même, bpost maintiendra son équipe de 1.200 employés chargés de leur commercialisation dans ses bureaux de poste. Il a ajouté que le prix convenu avec BNP P Fortis est "conforme aux prix de marché" (il a généré, pour rappel, une grosse moins-value dans les résultats 2020 de bpost). "L'accord avec BNP P Fortis nous offre aussi la possibilité de proposer dans nos bureaux des services administratifs et autres à toutes les banques en Belgique", a-t-il précisé. Il a également évoqué des services publics digitaux, qui font actuellement l'objet de discussions avec l'État belge - avec qui il négocie la conclusion de son 7ᵉ contrat de gestion.

Quelle valeur pour Radial?

"Quand on voit les multiples payés actuellement dans le marché pour des sociétés comparables, on constate que ces valeurs sont supérieures à celle de Radial dans nos comptes."
Leen Geirnaerdt
CFO, bpost

Un actionnaire s'est inquiété de la valeur de la filiale américaine de logistique d'e-commerce Radial dans les comptes du groupe. Celle-ci n'a pas nécessité de réduction de valeur ces deux dernières années, a répondu la CFO. "Mais pourrait-on vendre aujourd'hui Radial à ce prix ?", s'est enquis l'actionnaire. "Je peux vous le confirmer, a dit Leen Geirnaerdt. Quand on voit les multiples payés actuellement dans le marché pour des sociétés comparables, on constate que ces valeurs sont supérieures à celle de Radial dans nos comptes."

Elle a botté en touche, enfin, quand a suivi la question sur ce que coûterait à bpost un désengagement total des États-Unis. "Cette question n'est pas sur la table actuellement, a-t-elle répondu. Et Radial démontre peu à peu le potentiel" que le groupe avait estimé lors de son acquisition.

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