"La rentabilité de bpost continue de surprendre"

Radial, la filiale américaine de bpost, a été la cible d'un rançongiciel. ©doc

Bpost a une deuxième fois bluffé le marché, en l'espace de quelques mois, en publiant des résultats trimestriels supérieurs aux attentes et en relevant ses prévisions annuelles.

Bis repetita placent. Les choses répétées plaisent. Tout comme au mois d’août, bpost a dévoilé mercredi des chiffres trimestriels supérieurs aux attentes du marché. Mêmes causes, mêmes effets, le titre s’est envolé de 10%, à la différence qu’au mois d’août, l’opérateur avait aussi annoncé la suppression de son dividende.

"Les résultats du 3e trimestre de bpost ont affiché une rentabilité incroyablement solide, malgré des revenus marginalement plus élevés que prévu", applaudit Thomas Couvreur de KBC Securities ("acheter").

Les revenus opérationnels ont, en effet, atteint 973 millions d’euros en hausse de 10,4% tandis que l’ebit ajusté a, lui, presque doublé passant de 38,3 millions d’euros à 69,5 millions d’euros, soit près de 25 millions de plus qu’anticipé par le consensus.

Targets relevés

Dans la foulée, l’opérateur postal s’est payé le luxe de relever ses prévisions et table désormais sur un ebit ajusté de 270 millions d’euros au minimum contre une fourchette comprise entre 240 et 270 millions d’euros auparavant.

"Bien que le déclin structurel du courrier en raison de la substitution électronique va perdurer, la croissance des colis est désormais assez puissante pour le compenser."
Frank Claassen
Analyste chez Degroof Petercam

Bpost attribue cette augmentation abrupte à la croissance fulgurante des volumes de colis traités par le réseau du courrier, rappelle l’analyste. "Après un 2e trimestre particulièrement bon, les chiffres de la rentabilité continuent de surprendre." Compte tenu du nouveau confinement en Belgique et de ces résultats, Thomas Couvreur a relevé son objectif de cours à 11 euros contre 9 euros avant.

"Bien que le déclin structurel du courrier en raison de la substitution électronique va perdurer, la croissance des colis est désormais assez puissante pour le compenser", estime, de son côté,  Frank Claassen de Degroof Petercam. Il relève que, malgré la fin du confinement, la progression des colis au troisième trimestre est restée soutenue, les clients découvrant les avantages du commerce en ligne. Il a également majoré son target à 10,5 euros contre 9 euros avant. Son conseil reste à "acheter".

8 décembre

270
millions d'euros
Pour 2020, bpost table désormais sur un ebit ajusté de 270 millions d'euros minimum.

Marc Zwartsenburg d’ING ("conserver"; 8,25 euros), pour sa part, salue également la performance, mais avec un petit bémol. Les résultats sont globalement solides, reconnaît-il, avec un revers toutefois au niveau de Radial - la filiale de bpost a été victime d’un rançongiciel - qui, bien qu’assuré, pourrait peser sur la clientèle et cela en raison d’une atteinte à la réputation.

Notons, enfin, que SocGen a intégré bpost dans sa liste d’achat avec un target de 9,9 euros.

Prochain rendez-vous le 8 décembre avec la présentation des nouvelles orientations stratégiques du groupe.

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