Un directeur de l'IBPT brigue la direction de l'UPU

La régulation du secteur postal belge constitue le quotidien de Jack Hamande, que tente un avenir international. ©Dieter Telemans

Jack Hamande, un des quatre directeurs de l'IBPT, fait partie du trio de candidats à la direction générale de l'Union postale universelle.

L'Institut belge des postes et services de télécommunications (IBPT) lance un appel aux candidats pour remplacer un membre démissionnaire de son conseil. Un peu hâtivement, on en a conclu qu'un des quatre membres de l'organe qui dirige le régulateur avait remis sa démission et que son poste était donc à pourvoir. Il ne s'agit que de constituer une liste de réserve, nous explique-t-on à l'Institut. Une saine pratique, que le régulateur appliquait par le passé et qu'il a décidé d'activer à nouveau... Une bonne idée, en effet, qu'on pourrait d'ailleurs recommander à d'autres régulateurs, comme la Creg (énergie) par exemple, où le problème du remplacement des membres dirigeants (de la présidence, notamment) n'a pas toujours été un long fleuve tranquille. Mais pourquoi maintenant?

La Belgique soutient la candidature de Jack Hamande à l'UPU, mais l'issue de la compétition pour le poste reste incertain.

Il y a bien entendu une raison. Celle-ci renvoie à l'UPU, un acronyme un peu dissonant pour l'Union postale universelle, un organe de l'ONU chargé de veiller au maintien d'une saine coopération entre les différentes postes du monde. Le mandat de directeur général de cette institution est à pourvoir. Trois candidats sont au coude à coude pour le décrocher: un Japonais, un Suisse et un Belge. Et ce dernier n'est autre que Jack Hamande. L'homme est actuellement directeur de l'IBPT, en charge notamment du marché postal. Auparavant, il a présidé le conseil de l'IBPT de 2013 à 2017. La Belgique soutient sa candidature, mais l'issue de la compétition pour le poste reste incertain. L'UPU devrait dévoiler le nom de l'heureux élu lors du congrès qu'elle organisera (en fonction de l'évolution de la pandémie) en août ou en septembre prochain.

C'est donc par précaution et par anticipation que l'IBPT a entrepris de recomposer une liste de réserve. Pour l'heure, Jack Hamande n'est pas démissionnaire. Son mandat court, pour rappel, jusqu'à la fin de l'an prochain. Après quoi, il ne pourra plus se représenter au conseil du régulateur, puisqu'il y aura accompli deux mandats, le maximum autorisé. Sans spéculer sur ses chances de l'emporter face à ses deux concurrents, on rappellera qu'il a déjà fait quelques gammes à l'international en présidant l'ERGP (European Regulators Group for Postal Services), l'organisation fédérant les régulateurs européens. Peut-être le bon tremplin?

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