Un distributeur BNPP Fortis sur cinq vide

Alain Zenner et Gérard Delvaux

Les administrateurs provisoires de la société de gardiennage Brink's iront à la rencontre des travailleurs mardi. Après 20 jours de grève, le personnel s'est dit prêt à reprendre le travail sous certaines conditions. Mardi après-midi, il est prévu que Gérard Delvaux, l'administrateur provisoire de Brink's à Strepy, se rende sur le site pour y rencontrer le personnel.

Mardi, une rencontre est prévue entre les travailleurs de Brink's et leurs administrateurs provisoires, Alain Zenner et Gérard Delvaux. Ce dernier se rendra sur le site de Strépy afin d'établir des contacts avec les travailleurs en grève depuis 20 jours. "Nous sommes convaincus de l'à-propos de cette rencontre qui se passera dans la plus grande dignité. Il est essentiel que nous travaillions de concert avec les administrateurs provisoires", a souligné Roger Alho, permanent SETCa.

Alain Zenner est quant à lui depuis mardi matin au siège social de Brink's Belgium à Strombeek. Durant la grève, le site avait avait été mis sous la surveillance d'une société indépendante de gardiennage, ESG. Cette initiative avait été prise par Brink's lorsque le conflit avait débuté et ESG était ainsi présent sur l'ensemble des sites. "M. Zenner a demandé lundi soir à cette société de ne plus laisser rentrer la direction de Brink's sur le site", précise M. Alho.

Malgré un contexte plus détendu, la situation des distributeurs automatiques ne s'améliore pas. Alors que chez BNPP, un distributeur automatique sur six était vide la semaine passée, c'est maintenant un cinquième des distributeurs qui n'est plus en mesure de fournir de l'argent liquide.

Les administrateurs provisoires annoncent qu'il sera possible d'avoir une première idée de la direction que prendra le dossier à la fin de la semaine. En effet, l'analyse des comptes de la société devrait prendre environ 35 heures.

L'assemblée générale des travailleurs de Brink's Belgium a eu lieu mardi matin et a permis aux représentants de communiquer les conclusions des différentes réunions de lundi. "Les travailleurs ont accueilli avec soulagement le fait que la faillite n'avait pas été prononcée par le tribunal de commerce de Bruxelles, ce qui nous a confortés dans notre démarche", a affirmé Roger Alho.

Le personnel a évoqué la possibilité de reprendre le travail. "Les administrateurs provisoires nous ont demandé lundi si nous serions prêts à reprendre le travail s'il s'avérait que le paiement des salaires était possible. Nous avons répondu par l'affirmative mais il est évident que, le cas échéant, nous mettrions toutes les conditions de garantie de garder les statuts d'employé et les salaires."

Lire également

Publicité
Publicité

Messages sponsorisés