"Je lance ma boîte", one man show d'un jeune entrepreneur

Dans son "showférence", Davy Courteaux revient sur son aventure entrepreneuriale. ©rv

Le chroniqueur Davy Courteaux a choisi de présenter son histoire peu commune mercredi au Théâtre Molière dans "Je lance ma boîte". La représentation, à mi-chemin entre la conférence et le one-man-show, est difficile à catégoriser. Et c’est voulu.

En effet, le terme ne convient pas tout à fait à Davy. Pourquoi? "Le but dans une conférence est de sortir plus intelligent. Pourtant, dans le mot, il y a ‘con’", explique le chroniqueur. Il lui préfère donc l’appellation de "showférence".

Derrière cette bagarre sémantique se cache un véritable enjeu: toucher les jeunes. Selon Davy, les conférences n’ont pas la cote auprès de ce public. "Je me vois mal dire à mon pote : Viens, ce soir, on va à une conférence", illustre-t-il. L’idée a donc été de transformer le concept classique pour y ajouter une dimension de divertissement pour attirer les jeunes.

Profession entrepreneur

La transmission est une composante importante du show. Davy veut éveiller les consciences. "Dans un pays comme la Belgique, il y a encore des gens aujourd’hui qui sacrifient 38 heures par semaine pour un job qu’ils n’aiment pas", explique-t-il. Le chroniqueur souhaite donc allumer la flamme "en partageant un maximum d’énergie". Et l’enjeu est de taille… Bruxelles compte actuellement plus de 385.000 jeunes âgés de 5 à 29 ans. Pour diverses raisons, tous ne trouveront pas toujours un job. Il faut donc les préparer, les conscientiser à étudier des pistes alternatives comme celle de devenir entrepreneur. Pour y arriver, Davy ne sera pas seul. La Région de Bruxelles-Capitale se retrouve aussi dans cette volonté. Cela cadre avec son objectif de sensibiliser 100% des jeunes à l’entrepreneuriat, explique Didier Gosuin. Elle a donc décidé de supporter financièrement le projet. Histoire que le message essaime aussi hors de la capitale, le show se tiendra aussi dans différentes villes de Wallonie comme Louvain-la-Neuve, Liège, etc.

Montagne russe

"L’entrepreneuriat est accessible à tous."
Davy Courteaux
Chroniqueur radio et entrepreneur

Parler d’entrepreneuriat aux jeunes, la tâche n’est pas aisée. Selon lui, les jeunes ont l’impression qu’il y a trop de barrières (financières, sociales, intellectuelles,…) sur la route que pour pouvoir se lancer. Il peut en témoigner, ce n’est pas toujours facile. Il y a des hauts et des bas. Dans son cas, pas mal de bas. Originaire de Laeken, Davy explique ne pas avoir été entouré de gens très dynamiques et inspirants. De même, il a dû élever son frère et sa sœur, une formation qui lui a été très utile dans ses initiatives entrepreneuriales. Et la liste pourrait être complétée. Bien qu’il ne partait pas gagnant, il a sauté le pas en lançant une application d’e-commerce et une agence de communication. Cela n’a pas toujours été simple, mais il a été bien entouré et il a persévéré. Il pense qu’en "montrant aux jeunes des exemples simples de choses que tout le monde peut faire", il pourra les convaincre. Parce que "l’entrepreneuriat est accessible à tous".

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