start-ups

La start-up proUnity remporte un contrat à 60 millions d'euros

ProUnity est emmenée par une équipe de choc qui a séduit les investisseurs. ©Dieter Telemans

La pépite RH bruxelloise confirme son expertise et ses ambitions dans un marché de l’emploi en pleine mutation.

Les meilleurs talents aux meilleurs prix. Ce pourrait être le slogan inavoué de proUnity, une plateforme bruxelloise qui permet aux sociétés d’accéder aux meilleurs profils du marché pour un prix défiant toute concurrence. "Notre proposition de valeur signifie donc que nous ne nous limitons pas aux seuls indépendants, explique d’emblée David Muyldermans, cofondateur de proUnity. Dans l’informatique par exemple, il y a 25.000 indépendants, mais il y en a quatre fois autant qui sont sur le payroll dans des sociétés de services et au moins le même nombre chez les clients finaux."

Le profil
  • Novembre 2015: lancement de la plateforme proUnity par David Muyldermans et Olivier Glorieux
  • Société spécialisée dans la gestion des ressources humaines et des contrats pour indépendants
  • Siège social: Sint-Michielswarande 30, 1040 Bruxelles
  • Employés en Belgique: 4
  • Fonds levés: 400.000 euros auprès de la S.R.I.B, du Seeder Fund et de Securex

Depuis le lancement de sa plateforme en novembre 2015, proUnity affiche une croissance insolente mais contrôlée, notamment par le biais de partenariats stratégiques et pointus sur le marché de l’emploi. L’avant-dernier en date, avec Securex, lui a permis de porter le total des fonds levés à 400.000 euros. Un capital raisonnable que la société a investi en priorité dans le personnel. "En tant que start-up, il est important de mettre l’accent sur la vente parce que c’est bien d’avoir un produit hyper performant et attractif mais il faut le lancer sur le marché et le vendre", estime David Muyldermans.

Un matchmaker de niche

Pour le cofondateur de proUnity, lever des fonds ne doit pas être un objectif en soi. "Cela crée certainement une dynamique mais j’ai le sentiment que quand on a plusieurs millions sur le compte de la société, cela a un impact négatif sur le drive commercial. Nous, on doit se battre pour chaque deal", juge-t-il.

Actuellement, la plateforme regroupe 150 sociétés de services, de tailles diverses, en Wallonie, en Flandre et à Bruxelles. Les indépendants représentent environ 10.000 personnes (IT, finances, marcom, RH et engineering). "En moyenne, on est à 200 inscriptions par mois, ce qui est relativement élevé", estime le cofondateur.

Concrètement, une entreprise qui est à la recherche d’un talent introduit l’offre sur la plate-forme. L’offre est diffusée dans la communauté des indépendants, des sociétés de services et sur les réseaux sociaux.

"Lever des fonds n’est pas un objectif en soi, il vaut mieux mettre l’accent sur la vente. On se bat pour chaque deal."
David Muyldermans
cofondateur de proUnity

Par rapport à d’autres fournisseurs neutres de solutions RH ou même de sociétés de services, proUnity se distingue par son approche de niche. "Une entreprise qui recherche une expertise belge dans le domaine RH a finalement peu de choix. Nous faisons la différence parce que nous sommes les seuls à proposer un market place associé à un outil de gestion", affirme David Muyldermans.

L’environnement proposé est facile à utiliser, les processus sont automatisés, les services moins chers et le modèle économique séduisant. "À terme, la technologie ne sera plus vendable ou en tout cas plus difficile à monétiser, estime David Muyldermans. L’utilisation, l’inscription et la recherche sont gratuites. Les négociations ont lieu en direct avec les clients. On paie à partir du moment où il y a une collaboration."

Smals confirme l’envol

La solution proUnity continue de faire des adeptes. Après Securex au début de l’année, qui lui a permis de remplir les différents profils, la start-up vient de remporter un joli contrat avec Smals. Plutôt méconnue, Smals est l’organisation ICT commune des institutions publiques belges. "Grâce à ce centre de compétences informatiques, la sécurité sociale ne doit plus passer par des cahiers de charges qui réduisent l’entrée vers le marché. D’autres SPF ont également suivi cette voie ces dernières années", commente David Muyldermans.

Dans un marché de l’emploi en pleine mutation, les sociétés recherchent de plus en plus des partenaires et des outils qui leur permettent de trouver et de gérer leur population externe de façon efficiente. "Le marché est en train de changer, tout le monde se bat pour trouver des talents et il y en a de moins en moins", concède David Muyldermans.

Le contrat avec Smals démarrera en septembre. Smals a environ 600 consultants externes. "En termes de cash-flow géré, cela valorise le contrat à 60 millions d’euros", conclut le cofondateur de proUnity.

Lire également

Publicité
Publicité

Echo Connect