Le cercle B19 s'apprête à envahir Paris

Après Luxembourg, John-Alexander Bogaerts veut développer le cercle B19 à Paris. ©Kristof Vadino

Tel le Rastignac de Balzac, John Bogaerts, le fondateur du cercle d’affaires B19 veut conquérir Paris. Le but: développer le networking et valoriser la Belgique sur la place parisienne.

C’est le nouveau projet qui agite John-Alexander Bogaerts, l’hyperactif fondateur du cercle B19: mettre le cap sur Paris. Déjà présent à Bruxelles, Liège, Anvers, Gand, Louvain-la-Neuve et Luxembourg, le cercle d’affaires se lancera à l’assaut de la ville lumière fin juin.

"L’idée a pour origine notre antenne luxembourgeoise", raconte-t-il. "Nos membres belges du B19 Luxembourg ne sont ni Flamands ni Wallons, ils sont Belges, rigolent entre eux, ça m’a donné l’idée de lancer ce projet à Paris où je possède des connexions, notamment via l’École 42." Pour rappel, L’École 42 est une école de codage initiée par l’homme d’affaires français Xavier Niel (Free, Le Monde…) qui possède depuis 2018 une antenne à Bruxelles, l’École 19, fondée par John-Alexander Bogaerts et Ian Gallienne (CEO de GBL). C’est d’ailleurs l’épouse de ce dernier, Ségolène Frère - et fille de feu Albert Frère - qui sera la marraine de l’antenne parisienne, car, relève John-Alexander Bogaerts, "s’il y a bien une famille belge qui pèse sur le business en France, c’est la famille Frère!"

"Ségolène Frère sera la marraine de l’antenne parisienne du B19 car s’il y a bien une famille belge qui pèse sur le business en France, c’est la famille Frère."
John-Alexander Bogaerts
Fondateur du cercle B19

Afterworks

Avant de concrétiser le projet, il a tâté le terrain auprès des agences à l’exportation à Paris (hub.brussels, l’Awex, FIT…) rencontré l’ambassadeur de Belgique et noué différents contacts. Tous ont marqué un intérêt pour le projet. "L’idée n’est pas de prendre possession d’un lieu ni d’engager du personnel local – c’est impayable – mais d’y organiser huit à dix activités par an." Le canevas? Un afterwork avec conférence d’une heure top chrono (45 minutes pour l’orateur et 15 de Q&A) dans un lieu privilégié, suivi d’un dîner dans un hôtel ou une maison de bouche et, en fonction des circonstances, d’un spectacle, théâtral ou autre; ceci avant une nuit sur place, puis retour le lendemain. Objectif: avoir 50 à 60 personnes à chaque événement.

Sont d’ores et déjà dans le pipeline des visites chez TF1, M6, et Canal+, chez Havas, à l’École 42 et à la Station F, gigantesque incubateur de start-ups situé en plein centre de Paris et initié par Xavier Niel également, des speed datings pour entrepreneurs, etc. Bref, un programme très médias-tech dans des entreprises dont les patrons, comme Gilles Pélisson, Nicolas de Tavernost ou Alexandre Bompard, sont déjà venus parler au B19. "Mais pas seulement, assure John-Alexander Bogaerts; nous avons quelques belle boîtes belges très présentes sur Paris, comme Exki et le Pain Quotidien. L’idée est aussi d’amener nos membres à en découvrir les coulisses", dit-il, "je veux mettre notre pays à l’honneur et montrer que la Belgique, ce n’est pas que Benoît Poelvoorde et François Damiens."

Communauté

Car le but est de créer une communauté, de permettre aux Belges basés à Paris de networker avec ceux de Belgique, mais aussi d’attirer des Français. Sachant qu’il y a entre 10.000 et 12.000 Belges qui vivent en région parisienne, John Alexander Bogaerts espère pouvoir compter 200 membres dans les trois ans, les différentes antennes du B19 en comptant à ce jour quelque 1.600. Le tout moyennant une cotisation identique à celle demandée en Belgique – 600 euros par an.

200
membres
À Paris, le B19 espère séduire 200 membres dans les trois ans.

Pour amorcer la pompe, un événement est déjà prévu le 9 juin dans la résidence de l’ambassadeur de Belgique avec la remise du "prix de la femme d’affaires française de l’année", parrainé par Veuve Clicquot. Dans la foulée, John-Alexander Bogaerts jouera les VRP de luxe durant l’été et organisera des sessions d’information afin de constituer un noyau dur de membres parisiens pour septembre et le traditionnel "cocktail de rentrée".

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