Deloitte a engagé 1.100 personnes en Belgique et en cherche 1.000 de plus

Le bureau conseil ne s’arrête pas de recruter en raison d’un chiffre d’affaires qui reste orienté à la hausse dans un marché rendu nerveux par le passage à l’ère digitale.

Le bureau-conseil Deloitte Belgium a de nouveau enregistré une forte croissance de ses revenus lors de son dernier exercice bouclé fin mai, avec un chiffre d’affaires en hausse de 11%, et ce sans acquisition: rien que de la croissance organique. Ainsi, comme c’est devenu une habitude ces dernières années, le bureau belge du réseau Deloitte continue d’engager à grande échelle.

À côté des diplômes classiques comme les économistes et les juristes, nous recherchons de plus en plus de profils ‘STIM’, un acronyme pour: sciences, technologies, ingénierie, mathématiques.
Piet Vandendriessche
CEO de Deloitte Belgium

Sur les derniers douze mois (au 31 mai 2019), il a recruté 1.106 collaborateurs, ce qui a porté son effectif total à 4.400 personnes. Et pour l’exercice 2019-2020, il prévoit d’en séduire mille de plus. "À côté des diplômes classiques comme les économistes et les juristes, nous recherchons de plus en plus de profils ‘STIM’, un acronyme pour: sciences, technologies, ingénierie, mathématiques", souligne le CEO Piet Vandendriessche. "Il n’y en a pas de trop sur le marché! Et l’exercice est encore rendu plus difficile par notre souci d’équilibrer les genres: dans les universités, l’équilibre filles-garçons dans ces matières est rarement atteint", ajoute-t-il.

Le taux de rotation du personnel de Deloitte Belgium oscille entre 12 et 15% par an. "Un taux acceptable dans notre secteur", commente le CEO qui ajoute qu’il faut "offrir des salaires compétitifs pour conserver ses talents" et que "ceux-ci sont fort sollicités par les chasseurs de têtes et les concurrents".

La consultance, première activité

Dans cet univers très disputé, le bureau voit ses principales activités progresser sensiblement: le chiffre d’affaires dans la consultance a crû de plus de 20%, tandis que le département Tax & Legal a enregistré "une croissance à deux chiffres". En chiffres absolus, la consultance a désormais dépassé Tax & Legal pour devenir sa première activité.

"Il y a une demande très forte des entreprises clientes pour qu’on les assiste dans leur transformation digitale. Non seulement au plan technique, en développant notamment des plateformes pour elles, mais aussi au niveau de la stratégie digitale et du facteur humain", poursuit le CEO.

Un an plus tôt, le bureau-conseil avait réalisé beaucoup de missions destinées à accompagner des fusions et acquisitions. "Ce département est encore relativement modeste chez nous, mais il a encore réalisé une croissance de 10%, précise Piet Vandendriessche. Il est donc resté très actif. C’est logique, car il y a toujours beaucoup de capital disponible sur le marché, en private equity entre autres, et parce que l’argent n’est pas cher."

Cybersécurité et RGPD

Sensibilisées au problème par les diverses attaques subies par certaines de leurs consœurs, les entreprises souhaitent aussi se voir conseiller dans le domaine de la cybersécurité. Elles sont prêtes à y consacrer des investissements importants. La technologie du "big data" et l’intelligence artificielle les motivent également, de même que les questions liées à la durabilité et la mobilité.

Dans le domaine juridique, le bureau-conseil continue d’être abondamment consulté sur le Règlement général sur la protection des données (RGPD) un an après son entrée en vigueur. "On nous sollicite beaucoup aussi pour résoudre des problèmes de succession dans les entreprises familiales", ajoute le dirigeant en bouclant ce tour d’horizon des principaux problèmes rencontrés par les sociétés.

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