Deloitte Belgium est devenu une machine à recrutement

Le bureau conseil compte aujourd’hui 4.075 collaborateurs en Belgique et poursuit sa politique de recrutement à grande échelle. La révolution numérique requiert de plus en plus de conseils; cela dope la croissance du business de Deloitte, qui doit adapter ses forces en permanence.

Le bureau conseil Deloitte Belgium devient une véritable usine à recrutements. Il a engagé plus de mille nouveaux collaborateurs (1.028) durant son exercice 2017-18 (clôturé le 31 mai 2018); et ce après avoir déjà recruté 923 personnes un an auparavant. Il prévoit désormais d’engager à nouveau mille collaborateurs en 2018-19.

Le bureau connaît bien sûr aussi, comme ses rivaux (les trois autres  Big Four), un niveau de rotation élevé, mais son effectif net progresse toutefois également: de 300 à 400 postes par an ces trois dernières années. Son pay-roll total recensait 3.400 collaborateurs à fin mai 2017, 3.825 à fin mai dernier. Et depuis, il a déjà grimpé à 4.075 personnes.

"Nous avons recruté l’an dernier un peu plus de 500 jeunes diplômés sortant de l’université et 500 personnes expérimentées, souligne Piet Vandendriessche, le CEO du bureau belge affilié au géant mondial Deloitte Touche Tohmatsu ltd. La plupart des jeunes engagés ont un profil économique ou juridique, mais on recrute également de plus en plus d’ingénieurs commerciaux, d’ingénieurs civils, d’informaticiens et de mathématiciens. Et pour 2019, on va rechercher ces profils-là aussi. Car notre métier évolue vers un profil de consulting au sens large, avec un pilier de plus important dédié au numérique."

Wanted : profils technologiques et fiscaux

L’an dernier, Deloitte Belgium a vu ses revenus augmenter de 6% pour atteindre 510 millions d’euros. La plus forte hausse a été enregistrée dans l’activité de conseil financier (+12%), tandis que les plus gros chiffres ont été le fait de la division "tax & legal" (135 millions d’euros) et la consultance (132 millions). Dans le conseil financier, les fusions et acquisitions et l’immobilier ont tiré la progression.

"Le marché des fusions et acquisitions reste très chaud; il y a toujours beaucoup d’opportunités, aussi bien concernant les fusions industrielles que les opérations de private equity. Les crédits demeurent bon marché. L’immobilier se montre lui aussi très animé, sur le plan industriel et en raison de l’activité des fonds."

La croissance des revenus s’explique par le développement de la connectivité, du numérique et de l’innovation. "Le numérique est devenu une évidence qui imprègne progressivement le fonctionnement des entreprises de toutes tailles et de tous secteurs." Le CEO ajoute que le bureau aurait pu faire mieux encore et frôler les 11% de croissance annuelle, comme il l’avait fait un an plus tôt, s’il avait pu recruter autant qu’il l’aurait souhaité. "Il y a en permanence un déficit de 200 à 300 personnes : des profils qu’on ne parvient pas à recruter. Les plus difficiles à trouver sont les spécialistes en cybertechnologies, en fiscalité et en technologies."

Combat pour les femmes

Le bureau conseil compte 56% d’hommes pour 44% de femmes dans son effectif. Au niveau des associés, le bilan est moins bon : il n’y a plus que 12% de femmes. Convaincue que la diversité dans les équipes améliore le processus décisionnel, la direction veut relever la part des femmes, aussi bien en Belgique qu’au plan global. Dans notre pays, la société a nommé neuf nouveaux associés l’an dernier, dont trois femmes : un léger mieux. Le bureau belge s’est fixé pour objectifs de relever ce taux de 12 à 20% d’ici 2024, puis à 30% d’ici 2030. "L’objectif ultime, c’est d’arriver à une organisation équilibrée, comptant autant de femmes que d’hommes," conclut Piet Vandendriessche.

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