La moitié de la première promotion BeCode a un job

120 personnes sont en cours de formation chez BeCode, dont 100 à Bruxelles. ©Facebook Becode

Avril 2017. Je découvre "Github", une plateforme d’hébergement et de gestion de développement de logiciels en même temps qu’une bonne vingtaine de Bruxellois âgés de 18 à 55 ans. C’est le premier jour de la toute première promotion de BeCode dans les locaux de Be Central, juste au-dessus de la gare. On essuie les plâtres mais dans la bonne humeur: ces étudiants d’un nouveau genre sont venus apprendre à programmer avec un objectif de résultat clair en bout de course, celui d’un emploi dans le digital. Près d’un an plus tard, que sont-ils devenus?

Sur deux classes à Bruxelles et Anderlecht, BeCode compte désormais 29 diplômés. Sur ces nouveaux diplômés, 15 ont trouvé un emploi dans le mois suivant la fin de la formation. L’objectif est que 78% des formés trouvent du travail endéans les six mois après leur sortie. "Ces diplômes sont surtout importants pour les étudiants. Notre vrai travail, c’est de mettre nos étudiants en relation avec les entreprises, pendant et après la formation. Mais à long terme, on voudrait les remplacer par un système de badges électroniques qui permettrait à l’entreprise de valider ces compétences", explique Cédric Swaelens, COO de BeCode.

"Notre travail est de mettre nos étudiants en relation avec les entreprises, pendant et après la formation."
Cédric swaelens
COO de becode

La voie du digital

Il y a, bien sûr, eu des défections. Pour Estelle, qui avait fait l’lnraci et qui voyait le code "comme un langage au même titre que la musique ou le montage vidéo", la sauce n’a pas pris. Elle n’a pas fini la formation et ne chercherait plus un emploi dans le digital. On n’a très peu de nouvelles de Kreshnik, qui espérait "transformer son expérience sur le terrain", mais il souhaiterait embrasser la carrière de Web Developer en tant que free-lance.

Le patron de Philippe (prénom d’emprunt), ce Tournaisien qui a exercé ses talents dans le milieu financier au Luxembourg avant d’embrasser une carrière de fonctionnaire à Bruxelles, a tenu parole. Il avait accepté de faire rentrer la formation dans les heures de travail de son employé. Il l’a réembauché. La rumeur dit qu’il a même reçu une promotion…

Et puis, il y a ceux qui ont trouvé un nouveau job. C’est le cas de Santiago, par exemple, qui n’a rien perdu de son humour. Après un stage de près de deux mois chez IPM, on lui a proposé un contrat de formation professionnelle de deux mois qui a débuté le 6 février dernier. Habib, ex-professeur infirmier, travaille désormais chez Startups.be.

Adrian, qui a suivi la formation à Anderlecht, a trouvé un job qui le passionne chez Telenet, l’un des premiers partenaires financiers de BeCode. Il a obtenu un CDD jusqu’au mois d’août. "On travaille sur des projets précis qui touchent à l’IoT et aux nouvelles technologies. Je peux combiner mes compétences d’électricien et de codeur", explique-t-il. Surtout, il estime qu’il a acquis bien plus que des compétences techniques. "Grâce à la formation, j’ai appris à travailler en groupe, ce qui est indispensable dans le digital aujourd’hui", ajoute-t-il.

Enfin, si elle n’a pas souhaité poursuivre sa collaboration avec Paris Match, Safia a néanmoins trouvé la voie du digital. "La formation BeCode m’a appris à affiner ma capacité à être autodidacte. Aujourd’hui, j’ai envie de me lancer comme indépendante complémentaire, de trouver des clients et de continuer sur la voie du digital", assure-t-elle.

Lire également

Publicité
Publicité
Publicité
Publicité

Contenu sponsorisé

Partner content