Le B19 s'ouvre aux jeunes talents de Solvay, l'Ichec et l'Ihecs

John-Alexander Bogaerts ©Dieter Telemans

Le cercle d’affaires invitera trois success stories par institution. L’objectif? Recruter des membres et éviter le vieillissement.

Nouveau développement pour le B19. Le cercle d’affaires vient en effet de signer un partenariat avec la Solvay Brussels School, l’Ihecs et l’Ichec.

"Nous nous sommes rendu compte, via les écoles Bogaerts et l’école de codage (19, déclinaison bruxelloise de l’école française 42, NDLR), que B19 était finalement assez proche du monde de l’enseignement", explique John-Alexander Bogaerts, fondateur. À la suite d’un brainstorming aux côtés de son "bras droit", Philip Greenfield, un ancien de Solvay qui a dirigé Ogilvy à Bruxelles et à Londres, l’homme en est arrivé à la conclusion "que ce ne serait pas mal de faire venir au cercle trois réussites de Solvay, de l’Ihecs et de l’Ichec" par an. "De là, on a pris contact avec ces gens et on a été très bien accueillis."

"De plus, on ne voulait pas entrer dans une forme de snobisme en ne faisant que Solvay, comme si c’était l’élite."
John-Alexander Bogaerts

Résultat: dès janvier, une première salve de présentation de boîtes aura lieu, en commençant par Solvay, avec le trio Olivier Laffut (Tartes de Françoise), Nathalie Erdmanis (AG Insurance) et Sébastien Deletaille (ex-Riaktr). Suivront ensuite l’Ichec, puis l’Ihecs.

L’idée? Rassembler membres du B19 et alumni des institutions concernées, ainsi que les moins de 25 ans. Un élément important pour permettre un non-vieillissement des membres du cercle, dont la moyenne d’âge est aujourd’hui aux alentours de 45 ans.

Pourquoi avoir retenu ces trois écoles, dont l’Ihecs notamment? "Parce qu’il y a plus d’entrepreneurs purs qui en sortent que de Solvay, qui forme surtout de très très gros CEOs, même si c’est en train de changer, détaille John-Alexander Bogaerts. De plus, on ne voulait pas entrer dans une forme de snobisme en ne faisant que Solvay, comme si c’était l’élite."

D’autres noms suivront

"Ce pôle est un moyen de montrer de quel bois on se chauffe, mais aussi d’attirer de nouveaux membres."
John-Alexander Bogaerts
Fondateur du B19

Dans cette logique, d’autres noms suivront prochainement. La filiale anversoise du cercle d’affaires est par exemple en discussions avec l’université de la ville portuaire, même chose pour celle du Brabant wallon qui est en contact avec le recteur de l’UCL, celle de Liège pour l’ULiège et celle de Mons avec l’UMons. Bref, "on va développer un pôle universitaire (et de type universitaire) pour recevoir des success stories issues des facultés. C’est un moyen pour nous de montrer de quel bois on se chauffe, mais aussi d’étoffer nos memberships."

En lame de fond, ce nouveau développement doit aussi servir une autre cause, confie le sémillant Ucclois. "Je ne veux pas que mon membership vieillisse avec moi. Dans dix ans, je veux me dire que je suis le plus vieux ici, là où je suis dans la moyenne là. Cela ne veut pas dire que je veux un club de gamins pour autant 45 ans de moyenne d’âge, c’est très sain à maintenir , par contre, je veux d’un club où les gamins se sentent à l’aise."

Les 6 filiales concernées

Une vision amenée à être déployée dans les six filiales du cercle (Brabant wallon, Liège, Mons, Luxembourg, Anvers et Gand) – totalisant près de 900 membres –, venues compléter l’antenne originale de Bruxelles, "véritable laboratoire" pour ses petites sœurs, fort de ses quelque 895 membres.

"Si 2019 n’est pas l’année du B19, je ne sais pas quand ce sera."
John-Alexander Bogaerts

Car bien que B19 connaisse de la croissance, "on est toujours à la recherche de nouveaux concepts", précise John-Alexander Bogaerts. Et pour cause, le cercle voit grand et vise les 3.000 membres d’ici 2019… avant d’attaquer de nouveaux pays? "Si 2019 n’est pas l’année du B19, je ne sais pas quand ce sera" conclut le patron.

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