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Oui, on peut rebondir après un échec, mais ça prend du temps

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Un licenciement, un divorce, une faillite, un rêve qui s’effondre. Pour ceux qui subissent un échec, la blessure peut être profonde. Parfois, elle mène au traumatisme. On peut s'en relever, se reconstruire. Mais, il faut se laisser du temps.

Jeanne, directrice de com’, ne s’y attendait pas. Aucun orage ne menaçait à l’horizon. Elle et son ami projetaient d’acheter un appartement. Et puis, l’annonce du licenciement, comme un coup de fusil. "J’étais anesthésiée, la colère est venue plus tard. J’ai eu une perte d’énergie de dingue parce que je savais ce qu’était le chômage. Donc, j’ai vacillé", raconte-t-elle dans le livre du journaliste Luc Biecq, "Guide d’autodéfense du licencié. De la déflagration à la reconstruction" (Ed. Robert Laffont).

Ce qui fait trauma lors d’un échec, c’est lorsque la personne vit dans sa vie un événement qui ne colle pas à sa vision du monde, à son plan de vie.

Un drame qui a touché de la même manière Stéphanie, lorsque son mari a voulu la quitter. "Lorsque la nouvelle m’est tombée dessus, j’ai fait une crise de nerfs. Il a fallu me calmer à coup d’anxiolytiques." Un choc, suivi d’une lente descente aux enfers: perte de poids, problème de dos, perte du sommeil. La jeune femme s’est retrouvée à manger des antidouleurs et antidépresseurs à tous les repas. "Tout mon corps me lâchait", raconte-t-elle.

Licenciement, divorce, faillite, redoublement scolaire, tous ces échecs mènent à des blessures qui peuvent parfois aller jusqu’au traumatisme. Dans tous les cas, c’est le panneau "sortie" qui clignote devant les yeux.

Comment surmonter un échec

Écart entre réalité et vision du monde, source de trauma

Marina Blanchart, psychologue clinicienne au centre Virages, à Louvain-la-Neuve, explique que ce qui fait trauma lors d’un échec, c’est lorsque la personne vit dans sa vie un événement qui ne colle pas à sa vision du monde, à son plan de vie. Pierre Philippot, professeur en psychologie à l’UCLouvain, approuve: "Il y a une question identitaire présente dans le traumatisme: un écart entre ce que nous pensons être, ce que nous sommes réellement, et l’image que l’on voudrait donner."

Un exemple? Le divorce: "On s’investit, et un jour on apprend que le mari décide de nous quitter. Cela fait un clash entre la vision du monde que l’on avait, et ce qui se passe dans la réalité. Et plus l’écart est grand, plus ce sera dur, car l’émotion sera plus forte", dit Marina Blanchart. Allant parfois jusqu’au déni complet, ajoute la psychologue qui se souvient d’un de ses patients qui lui disait: "Ma femme veut divorcer, mais le divorce, ça n’existe pas!"

Le licenciement, comme le divorce, signe la fin d’une relation, avec tous les éléments qu’elle comporte: l’attachement, l’amour, la fin d’un projet.

Pour le psychiatre Michel Debout, un des experts qui témoigne dans l’ouvrage de Luc Biecq, on peut aussi qualifier la perte d’emploi de trauma. "La perte d’emploi s’accompagne des mêmes symptômes que les événements comme les agressions, les accidents: cauchemars, irritabilité, perte d’appétit. Ce moment de déstabilisation et de dévalorisation peut conduire à une perte d’estime de soi, étape charnière très grave car pouvant amener à la dépression."

Parfois, le traumatisme viendra aussi du fait que la personne n’a jamais connu d’échec dans sa vie. Comme ces étudiants pour qui le chemin semblait tout tracé, et qui trébuchent. Se remettre de cette chute leur sera d’autant plus dur qu’ils n’ont jamais appris à se relever.

La fin de quelque chose... 

Y a-t-il des traumas plus importants que d’autres? Pas nécessairement, dit Marina Blanchart, même s’il y a parfois des similitudes. "Le licenciement, comme le divorce, signe la fin d’une relation, explique la psychologue, avec tous les éléments qu’elle comporte: l’attachement, l’amour à une personne, à son métier, à son entreprise, la fin d’un projet." Le psychiatre français Patrick Légeron, qui préface le livre de Luc Biecq, ne dit d’ailleurs rien d’autre lorsqu’il fait le parallèle entre la relation de travail et amoureuse: "L’entreprise demande des preuves d’amour, un investissement sans limite, elle accepte mal que nous ayons une vie personnelle. Elle nous reproche de l’abandonner le week-end ou les vacances. Une amoureuse, prête à rompre quand l’envie lui vient."

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Mais les traumas ne sont pas tous de la même nature, et n’ont pas tous le même impact, explique encore Marina Blanchart. "Dans une faillite, la personne a essayé de monter un projet, et s’est plantée. Elle pourra en tirer plus facilement les leçons que la personne licenciée qui subit son échec, et le vit souvent comme un rejet." Le choc est-il alors plus important en cas de licenciement? "Cela dépendra de la personne, et la manière dont elle le vit. Dans le licenciement, on est dans le rapport aux autres, avec le sentiment de rejet, que l’on retrouve aussi dans le divorce. Dans la faillite, on est face à soi-même. Il peut d’ailleurs y avoir dans ce cas une double peine: celui de n’avoir pu mener à bien son projet, et un deuil à faire de ce projet."

Série 'Parlez-nous de vos échecs'

En 2018, L'Echo avait consacré un dossier spécial à la thématique de l'échec au travail. Retrouvez tous les articles de la série 'Parlez-nous de vos échecs' dans notre dossier en ligne >


Et dans le cerveau, comment ça marche?

Les scientifiques se sont penchés sur le mécanisme qui s’enclenchait dans le cerveau lorsque survenait une mauvaise nouvelle. Ils ont ainsi pu déterminer l’aspect séquentiel de l’échec. "Deux processus se mettent en place, explique le professeur Anne-Marie Étienne, chef de service de l’Unité de psychologie de la santé de l’ULiège. D’une part, le processus émotionnel. On est envahi par l’émotion, et ce qui s’activera alors, c’est la régulation émotionnelle. Plus ou moins efficacement selon les personnes. Si la personne n’a pas été entraînée à faire face aux émotions, elle sera plus démunie, explique la professeure. C’est quelque chose qui a une valeur adaptative, le problème ne viendra pas de l‘émotion elle-même, mais de la gestion de cette émotion."

Baromètre de l'épuisement

"Ça va, toi? T’as l’air crevé."

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D’autre part, il y a le processus rationnel. "On parle ici des questions cognitives qui se posent à nous: qu’est-ce que j’ai, qu’est-ce que j’ai fait (de mal), pourquoi moi,…?, et quelle sera la stratégie adoptée face à cela."

Quel que soit le traumatisme, la séquence sera donc la même: l’adaptation, la régulation, et l’efficacité de ce qui aura été mis en place pour surmonter l’échec. Avec une variable qui, d’une personne à l’autre, va modifier la manière dont l’échec sera surmonté: celle de l’explication que l’on donnera à l’échec. "Il y a deux possibilités: soit l’explication externe (c’est à cause des autres, ou à cause de quelque chose), soit l’explication interne (c’est moi qui suis responsable). Pour chacune, le niveau de maîtrise sera différent." Dans le premier cas, on régulera plus facilement l’émotion, mais on aura moins de prise sur la solution. Dans le second c’est le contraire, l’émotion sera moins bien régulée, mais on aura plus de prise étant donné que l’on a conscience que la solution viendra de nous-mêmes.

Il y a une certaine pression sociale qui sous-entend qu’il faut être en couple, avoir un enfant, un travail. Et quand on n’y arrive pas, c’est évidemment vécu comme un échec.
Marina Blanchard
Psychologue clinicienne au centre Virages (Louvain-la-Neuve)

Les blessures de l’échec

Qui dit traumatisme dit évidemment blessure. Échouer dans un projet de vie, c’est subir un changement d’état. Le travailleur devient chômeur, l’homme marié devient divorcé, l’étudiant devient bisseur, l’entrepreneur revient à son point de départ… Un changement d’état qui fait que la société jugera que la personne de trouve du "mauvais côté" de la barrière. Et que s’y passe-t-il? Il y a la crainte du rejet.

"Il y a une certaine pression sociale qui sous-entend qu’il faut être en couple, avoir un enfant, un travail, constate Marina Blanchard. Et quand on n’y arrive pas, c’est évidemment vécu comme un échec. On se dévalorise, on pense qu’on n’est pas capable, qu’on est moins bien que les autres. Il y a une notion de honte qui traverse toutes les formes d’échec. Honte, car dans notre pensée, on devrait être capable de faire ce que tout le monde arrive à faire."

Une honte aussi qui, à l’heure actuelle, est accentuée par les réseaux sociaux. "Sur Facebook, sur Instagram, chacun ne montre que ses réussites, son bonheur. Or tout le monde a des moments de blues et de creux. Mais la vision est pervertie, et l’impression de ne pas être heureux ‘comme le sont les autres’, peut aussi être vécue comme un échec."

Cette situation peut aussi mener à l’isolement. Le chômage, le célibat, quand il s’éternise, est perçu négativement par les personnes extérieures. "On devient un paria", écrit Luc Biecq. Ces situations suscitent l’incompréhension. "Dans l’entreprise, perdre n’est pas normal, ajoute Martina Blanchart. Les gens ont tendance à mettre au ban la personne à qui cela arrive, car ils veulent oublier que l’échec existe." Un réflexe sociétal que Marina Blanchard déplore, et plus encore dans le système scolaire où, dès le plus jeune âge, l’échec est colorié en rouge.

"Dommage qu’échouer ne soit pas plus valorisé, car échouer, c’est cela qui permet d’apprendre", dit la psychologue. On est tous tombés mille fois avant de savoir marcher. "Regardez, le basketteur, Michael Jordan. Il est celui qui détient le record du nombre de tirs, mais c’est aussi celui qui en a raté le plus…" Albert Einstein, lui, a été incapable de parler jusqu’à 4 ans. Thomas Edison, jugé stupide, a été renvoyé de l’école à 7 ans, Steve Jobs a été viré d’Apple à 30 ans…

Pourquoi est-il si difficile de guérir?

Les connexions qui se font dans le cerveau dans les cas de traumas sont indélébiles.

Après l’échec, il faut rebondir. Et le processus n’est pas simple… Pierre Philippot, professeur de psychologie clinique à l’UCLouvain et spécialisé dans les troubles émotionnels, explique que les recherches ont montré qu’il existait, dans le cas de la peur et de l’anxiété (engendrée par le traumatisme) une forme d’apprentissage automatique, de nature émotionnelle, qui s’ancre dans le cerveau. "Et malheureusement, les recherches ont démontré que les connexions qui se font dans le cerveau dans les cas des traumas sont indélébiles. Ce qui signifie qu’on en garde des traces jusqu’à notre mort. Et cela, même si la mémoire de la personne a effacé l’événement traumatisant", dit le chercheur.

Mais pourquoi ces traces ne disparaissent-elles pas? "Ces traces se logent dans une des zones les plus anciennes du cerveau, l’amygdale (différente des glandes bien connues de la gorge, NDLR)." Pour guérir, est-ce alors peine perdue? Pas complètement. "Les neurosciences ont démontré que via le cortex préfrontal (là où se logent les fonctions d’inhibition), on pouvait inhiber les connexions qu’il y a entre l’amygdale et l’aspect perceptif. Ce que l’on appelle le ‘réseau de la peur’. On peut donc apprendre à inhiber cette peur, cette angoisse, mais pas la faire disparaître. Cet apprentissage est malheureusement très complexe, dit Pierre Philippot. Car il y a une confrontation entre l’apprentissage amygdalien, qui a tendance à se généraliser, et l’inhibiteur, qui, lui, ne se généralise pas."

En d’autres termes, l’apprentissage de l’inhibition sera propre au contexte ou au lieu dans lequel le trauma a été vécu. Quelqu’un qui a vécu un traumatisme dans un lieu précis, ou avec une personne précise, va se retrouver angoissé dans toutes les situations similaires. C’est la généralisation de l’apprentissage amygdalien. Comme l’inhibiteur, lui, ne se généralise pas, on pourra stopper cette angoisse dans la situation précise où le traumatisme a été vécu, mais elle remontera dans tous les autres situations similaires.

Conséquence, à chaque fois qu’un événement semblable se produira, la peur ou l’anxiété renaîtra. D’où la difficulté que peut avoir la personne à surmonter son traumatisme, car il sera extrêmement difficile de désinhiber le réseau de la peur dans toutes les situations similaires.

Surmonter un échec, c'est l'accepter et faire son deuil

Tous les spécialistes s’accordent à le dire, surmonter l’échec prendra du temps. Dans le monde anglo-saxon, friand de chiffres, des études réalisées auprès de personnes ayant vécu une séparation estiment entre 17 et 26 mois le temps qu’il faut pour surmonter son divorce. Une mesure basée sur une enquête auprès de divorcés, et qui doit être prise avec des pincettes. Car une personne n’est pas l’autre.

Si on n’accepte pas l’échec, on résiste, on bloque l’émotion à l’intérieur, et cela crée de la souffrance.
Nathalie Hanot
Psychologue

Pour y parvenir, il faut d’abord s’autoriser l’échec. "C’est le plus beau cadeau que l’on puisse se faire", dit Marina Blanchart. Car ce "droit à l’échec", c’est ce qui permettra à la personne de se reconstruire. "L’échec nous rend plus fort pour surmonter d’autres difficultés à venir, dit la psychologue qui, cite en exemple les sportifs, mieux armés pour se remettre des échecs car ils ont l’habitude d’échouer. "Ils ont perdu des matchs, ils ont appris à surmonter."

Survivre à son échec, c’est aussi être en mesure de réaliser un vrai travail de deuil. En assumant toutes ses étapes: le déni, la colère, la peur, la tristesse, et enfin l’acceptation. Un travail qui prend du temps. "Ce processus de deuil, il est inhérent à notre vie, il est présent au quotidien. Tous les jours, on perd quelque chose", explique la psychologue Nathalie Hanot, auteur de "Carnet de deuil" (Ed. Le Jour). Ce processus d’acceptation est essentiel. "Car si on n’accepte pas l’échec, on résiste, on bloque l’émotion à l’intérieur, et cela crée de la souffrance, dit Nathalie Hanot. Beaucoup de gens perdent du temps comme cela, dans cette non-acceptation. Mais ce n’est qu’à partir du moment où l’on a accepté que l’on peut se réinvestir dans quelque chose, un nouveau travail, un nouveau projet", dit-elle.

Et accepter, cela peut, doit même, prendre du temps. Madeleine, licenciée d’une entreprise du secteur événementiel, a mis trois ans "avant de se calmer", dit-elle. Ce n’est qu’après cette période qu’elle a fini par lâcher prise et passer à autre chose.

Attention à ne pas brûler les étapes

Souvent pourtant, les proches tentent de convaincre la personne qu’elle peut résister à la tornade. Sans lui laisser ce temps d’accueillir ce qui lui arrive. "C’est déjà difficile de subir un échec, dit Marina Blanchart. Alors si on y ajoute un combat contre soi-même, c’est horrible. On ne peut pas espérer vivre un licenciement et se sentir bien immédiatement après. C’est justement là qu’il y aurait un problème." Mais la psychologue constate que souvent, les personnes confrontées à l’échec veulent trop vite aller bien. "Elles n’ont pas conscience de leurs propres ressources, elles viennent tout de suite consulter pour rebondir le plus vite possible." On rate alors les étapes du deuil, et on fonce dans le même mur.

La manière dont la personne réagira face au trauma déterminera aussi ce qui arrivera par la suite. Cela dépendra du vécu mais aussi de l’équilibre que la personne a construit entre ses différents piliers de vie. "C’est plus facile de réagir face à un échec quand il ne touche qu’un domaine de sa vie. Si on souffre à la fois au travail, dans son couple, dans ses relations, si on cumule toutes ces souffrances, subir un échec sera encore pire à vivre."

Faut-il aller voir un psy?

Prendre soin de sa blessure, suivre son processus de deuil, cela relève finalement de l’hygiène du psychique. Exactement comme se laver ou se brosser les dents, il faut prendre soin de ses blessures psychologiques. "C’est quelque chose que, dans notre société, on n’apprend pas suffisamment. Mais qui devrait se faire, même hors des situations d’échec", dit Nathalie Hanot.

Différentes techniques thérapeutiques existent (lire encadré). Mais pour guérir de son échec, faut-il obligatoirement consulter? Pour Marina Blanchart, pas nécessairement. La personne doit d’abord trouver en elle les ressources, souvent insoupçonnées, dont elle dispose. Ce n’est que quand la personne reste bloquée trop longtemps sur son échec qu’elle devra consulter. Pour en parler, et l’extérioriser. Et cela de préférence avec un professionnel.

Les solutions

Cinq techniques pour s’en sortir

Il existe plusieurs voies pour se libérer de son échec et des émotions liées.

→ La thérapie par l’écriture. Nathalie Hanot présente dans son livre "Carnet de deuil", une méthode qui permet d’avancer sur la voie de la résilience. "Tenir un journal intime, écrire sa colère, sa tristesse, sa peur, cela permet d’en sortir. Il faut aller chercher ses émotions, et vider le seau. Le vider, sur papier. Le dialogue se fait de soi à son journal. Avec, éventuellement, la destruction de ces écrits. Les passer à la déchiqueteuse pour faire passer cette colère". Passer par l’écrit permet aussi à la personne d’éviter le sentiment de honte qui peut la traverser. Une honte qui l’empêche souvent de s’exprimer auprès d’autrui. "Coucher sur papier les ruminations envahissantes, les questions que l’on se pose sur ce qui s’est passé, sur son avenir, peut aussi aider à bloquer ce processus de rumination, explique encore Marina Blanchart. En notant les questions, on fait le tri entre celles auxquelles on sait répondre et les autres."

→ L’hypnose. On pourra travailler, avec un thérapeute, sur les peurs, les blocages inconscients qui nous empêchent d’avancer. L’hypnose peut aussi aider à affronter de nouvelles situations, préparer à un entretien d’embauche, par exemple. Un pas plus loin, on trouvera l’EMDR (Eye Movement Desensitization and Reprocessing), une technique (proche de l’hypnose) qui "permet de libérer un souvenir, une scène de vie, de la charge négative qu’elle comporte et qui bloque la personne en l’empêchant de passer à autre chose", explique Valentine Abril, coach en gestion émotionnelle. Elle est généralement utilisée dans les traumatismes violents (viol, agression, problèmes médicaux, accident), mais peut aussi l’être pour surmonter une mauvaise nouvelle.

→ Le coaching en gestion émotionnelle. Il permet de dépasser certains caps de vie. "En coaching, l’échec peut être perçu comme un obstacle à dépasser et considéré comme un apprentissage qui va permettre de développer des capacitésafin que la personne s’enrichisse intérieurement et réutilise ces compétences apprises pour continuer à avancer dans la voie qu’elle s’est fixée", dit Valentine Abril.

→ La thérapie brève. Elle permet de donner une réponse rapide à un blocage ou un questionnement qui demande d’avancer rapidement. "Pour surmonter un divorce ou un licenciement, il ne faut pas partir dans une thérapie qui durera 10 ans, dit Marina Blanchart. Souvent on vient à bout du problème après 4 ou 5 séances, donc environ 2 à 3 mois." Il faut se donner le temps de rebondir, mais il faut aussi savoir qu’au plus on attend, au plus ce sera difficile.

→ Les médicaments. Les antidépresseurs, Marina Blanchart n’est pas pour. "Cela revient à mettre un sparadrap sur la plaie au lieu de la soigner, cela anesthésie la tristesse, ça soulage, mais ça ne soigne pas." À cela, la thérapeute préférera les huiles essentielles, les méthodes naturelles, comme la sophrologie, la réflexologie plantaire ou la méditation

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