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153 emplois menacés chez Liberty Steel

Liberty Steel, qui a repris les activités autrefois détenues par ArcelorMittal dans le bassin liégeois, passe en mode "sauvetage". ©Photo News

Liberty Steel veut sauver l'outil et éviter la faillite sur ses sites de Flémalle et Tilleur. La direction annonce 153 licenciements.

Nouveau coup dur pour le bassin sidérurgique liégeois. La direction de Liberty Steel a annoncé, lors d'un conseil d'entreprise, le licenciement de 153 de ses 742 travailleurs en Belgique afin de sauver l'outil et d'éviter la faillite. Selon les syndicats, la ligne de galvanisation de Flémalle devrait être la plus touchée, mais des fonctions administratives sont aussi visées.

Selon les informations de Sudpresse, la ligne de galvanisation 4 de Flémalle, qui nécessite le plus d'investissements, serait placée sous cocon. Quant à la quête d'investisseurs, elle serait jusqu'ici peu fructueuse.

Main tendue

La société financière Greensill Capital, filiale du conglomérat GFG alliance, avait racheté à ArcelorMittal les laminoirs à froid de Flémalle et de Tilleur en 2018. Mais la faillite de Greensill a pesé sur Liège et surtout sur les investissements promis.

La Sogepa avait été mandatée pour tenter de dégager une piste de sauvetage au début de l'été. La Région wallonne se disait, elle, prête à octroyer un prêt de 37 millions d'euros, mais aussi accorder du temps pour trouver un repreneur.

La direction de Liberty Steel semblait, elle, sourde à ce scénario et travaillait, entendait-on, davantage à une intégration des actifs liégeois et luxembourgeois dans l’entité roumaine.

Sudpresse ajoute encore que Liberty Steel devra à présent convaincre le tribunal d'entreprise de Liège de prolonger jusqu'à fin décembre sa PRJ.

Liberty Steel est placée sous la protection face à ses créanciers depuis mi-mai. L'échéance est fixée à la fin de ce mois.

"Vif regret" du ministre wallon de l'Economie

Le ministre wallon de l'Economie, Willy Borsus, a "vivement regretté" l'annonce du groupe Liberty Steel. Une rencontre avec les syndicats est prévue demain/mardi. La ministre Morreale sera également présente.

"Il convient aujourd'hui d'examiner si cette restructuration permettra de pérenniser l'activité des sites liégeois et quelles sont les garanties réelles pour l'avenir en termes d'emploi et d'investissement", souligne le ministre. "La Région wallonne a déjà proposé, via la Sogepa, un prêt de 37 millions d'euros à Liberty Steel, à condition que ce dernier cède les outils industriels, en vue de trouver une solution concrète avec des partenaires industriels afin de minimiser les pertes d'emploi et garantir une activité pérenne. Cette proposition n'a pas fait l'objet d'un retour favorable de la part de Liberty", rappelle-t-il par ailleurs. "Avec ma collègue en charge de l'Emploi - Christie Morreale, ndlr -, je continuerai à suivre activement l'évolution de la situation. Il faut cependant rappeler que la procédure Renault est strictement encadrée par la loi", ajoute Willy Borsus.

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