La sucrerie de Seneffe suspendue au feu vert de la FSMA

Jean-François Gosse, associé chez Innovity ©Innovity

La future coopérative betteravière de Seneffe a encore besoin de près de 30 millions d’euros pour boucler sa levée de capitaux. Le feu vert de la FSMA à une seconde souscription est attendu pour bientôt.

Le montage financier qui doit permettre de donner le coup d’envoi de la construction d’une sucrerie ultramoderne à Seneffe se construit bloc par bloc. À ce jour, la Coopérative des Betteraviers Transformateurs (CoBT), l’initiatrice du projet de sucrerie qui sera installée dans le zoning de Feluy, le long de l’E19, a pu rallier près de 1.400 coopérateurs et rassembler 102,8 millions d’euros de fonds propres sur les 131 millions espérés.

Les choses avancent donc, lentement mais sûrement. Côté coopérateurs, 1.393 betteraviers et sympathisants – essentiellement des agriculteurs – ont amené à ce jour 46,4 millions d’euros en souscrivant à des parts sociales directement liées à un contrat de livraison de betteraves (100 tonnes par part, avec un minimum de 300 tonnes). De quoi assurer à la future usine un approvisionnement annuel de 1,244 million de tonnes de betteraves. L’objectif du plan financier est donc atteint à 77%.

Pour atteindre les 63 millions d’euros et les 1,610 million de tonnes espérés, les responsables de la CoBT comptent sur une nouvelle souscription.

Pour atteindre les 63 millions d’euros et les 1,610 million de tonnes espérés, les responsables de la CoBT comptent sur une nouvelle souscription. Le projet de prospectus a été remis à la FSMA, qui exige une discrétion absolue, y compris sur le timing. On ne peut donc que supposer que son feu vert devrait tomber dans les prochains jours.

Du côté des investisseurs institutionnels, 45 millions d’euros sont déjà acquis. La SRIW a confirmé son intention d’engager 30 millions d’euros, la Sogepa injectant 10 millions. Les 5 millions d’euros restants émanent d’un fonds privé dont l’identité reste secrète à ce stade.

À cela s’ajoutent 11,4 millions d’euros de subsides régionaux, dont 7,6 millions de subsides à l’investissement et 2,5 millions de subsides pour l’utilisation durable de l’énergie.

"Il ne manque plus qu’un peu moins de 30 millions d’euros de fonds propres, dont une partie viendra de la seconde souscription. Nous avons par ailleurs des contacts très avancés avec d’autres investisseurs privés et publics", précise Jean-François Gosse, associé chez Innovity, le bureau d’études en charge de la coordination du projet.

"Il ne manque plus qu’un peu moins de 30 millions d’euros de fonds propres."
Jean-François Gosse
Associé chez Innovity

Selon lui, l’évolution du volet financier reste compatible avec le calendrier déjà établi, qui prévoit le début de la construction de l’usine en avril 2020 et son démarrage opérationnel en septembre 2022. D’autant que le projet industriel dispose désormais d’un permis de construction et d’exploitation définitif.

À terme, l’usine emploiera 118 personnes (98 équivalents temps plein), les embauches étant prévues entre mars 2020 et septembre 2022.

La future sucrerie misera sur sa faible consommation d’énergie et sur son empreinte environnementale réduite. "La consommation d’électricité plafonnera à 670 kwh par tonne de sucre produit. À titre de comparaison, l’usine la plus performante aujourd’hui consomme 840 kwh par tonne. Ce facteur justifie à lui seul la concrétisation du projet", souligne Jean-François Gosse.

Lire également

Publicité
Publicité

Echo Connect