Nyrstar défend la validité de son assemblée générale

©Hollandse Hoogte / Merlin Daleman

Nyrstar a confirmé mardi avoir reçu une citation à comparaître devant le tribunal de l’entreprise d’Anvers.

La société Nyrstar, active dans le zinc, a confirmé par voie de communiqué avoir reçu une citation à comparaître devant le tribunal de l’entreprise d’Anvers. L’action, lancée par des petits actionnaires défendus par l’avocat Laurent Arnauts (WATT Legal) vise à contester la validité de l’assemblée générale de Nyrstar qui s’était tenue le 5 novembre dernier. Après plus de dix heures de réunion, sans pause prévue pour s’alimenter, estimant que la société et le réviseur Deloitte ne répondaient pas à leurs questions, la quasi-majorité des petits actionnaires présents à Anvers avaient claqué la porte. L’assemblée avait continué et l’ensemble des points mis à l’ordre du jour, à l’exception d’une décharge partielle pour Hilmar Rode, l’ex-CEO de Nyrstar, ont été votés.

4.100 emplois

Dans son communiqué, Nyrstar rappelle qu’à ses yeux, cette assemblée générale du 5 novembre était tout à fait valable. La société précise avoir pris le temps de répondre aux très nombreuses questions écrites et orales reçues des actionnaires. Nyrstar ajoute que la société et ses administrateurs étaient encore disponibles le 5 novembre pour répondre à d’autres questions, mais que les actionnaires, mécontents du déroulement de la réunion, avaient préféré claquer la porte de l’AG.

Nyrstar estime la demande des actionnaires non fondée et vexatoire.

Pour Nyrstar, cette nouvelle action en justice introduite par des petits actionnaires est non fondée et vexatoire. Comme elle l’a déjà fait par le passé, la société rappelle que passage que la restructuration en cours est la meilleure solution pour toutes les parties. Elle permet, notamment, de préserver quelque 4.100 emplois dans le monde sur les différents sites de Nyrstar et elle est profitable à tous les acteurs du dossier.

Les petits actionnaires, on le sait, ne l’entendent pas de cette oreille. Ils s’opposent au plan de sauvetage imaginé par Trafigura, l’actionnaire principal de Nyrstar, qui détient 24,02% de son capital. La plupart des actifs de Nyrstar, le numéro deux mondial du zinc, ont été transférés dans un Newco détenue à 98% par Trafigura et à 2% par Nyrstar. Cette dernière portion a été valorisée à un peu plus de 20 millions d’euros. Les petits actionnaires réclament l’annulation de ce plan de sauvetage. A défaut, ils réclament un dédommagement de 1,5 milliard d’euros.

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