Samsung songe à Umicore pour le recyclage de ses smartphones

©Jan De Meuleneir

Samsung envisage de s'intéresser à une "entreprise de recyclage" pour assurer son approvisionnement en cobalt. Samsung ne dit pas avec qui négocier, mais mentionne Umicore et American Manganese comme les plus importants spécialistes du recyclage du cobalt à partir de téléphones mis au rebut.

Umicore  a évolué ce lundi à des niveaux records à la Bourse de Bruxelles. Selon les analystes de l'agence Bloomberg, l'explication est notamment à trouver dans l'intérêt que Samsung SDI, filiale du conglomérat coréen, porte au champion belge du recyclage de métaux précieux.

Samsung SDI, qui fabrique des batteries pour le secteur automobile, est en quête d'un partenaire pour réutiliser le cobalt présent dans les smartphones jetés à la poubelle. Les Coréens citent en exemple Umicore, mais aussi les Canadiens cotés à Wall Street d'American Manganese.

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Umicore, la solution anti-pénurie

En s'intéressant à de tels groupes, Samsung SDI veut s'assurer d'un accès aisé et à long terme sur le marché du cobalt, soit l'un des composants les plus importants pour la fabrication des batteries des smartphones et des voitures.

L'extraction du cobalt se réalise principalement à partir de minerais de cuivre et de nickel. Les sources les plus abondantes de ce métal proviennent notamment de République démocratique du Congo, un pays rongé par la corruption et la violence et qui détient la moitié des réserves mondiales avérées en cobalt. Il faut dire qu'avec une demande sans cesse croissante, le prix de ce métal a plus que triplé au cours des deux dernières années. C'est pour ces diverses raisons que les entreprises friandes de cobalt se mettent de plus en plus à explorer la piste du recyclage. Une aubaine pour des groupes comme Umicore, donc.

157 tonnes
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Le recyclage seul des modèles Samsung Galaxy Note 7 retirés du commerce en raison de leurs batteries défectueuses pourrait produire 157 tonnes de cobalt, de cuivre et d'autres matières premières.

La semaine dernière, à l'occasion de la présentation des résultats annuels de l'entreprise flamande, le CEO Marc Grynberg avait d'ailleurs averti que la pénurie de cobalt - ou de matières premières tout court - pourrait être l'un des principaux goulets d'étranglement dans la production galopante des batteries pour les voitures électriques, alors qu'actuellement 10 milliards de smartphones désuets sont en attente de recyclage. "Chaque année, un milliard et demi de smartphones sont produits. Avec les matières premières d'un an de production, vous pouvez produire 2 millions voitures électriques", projetait ainsi Marc Grynberg qui fait des "10 milliards smartphones actuellement en attente de recyclage" une réserve de matières premières pour absorber la pénurie annoncée.

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