"Va-t-on laisser Nyrstar être étranglée dans un coin obscur?"

André de Barsy. ©Jonas Roosens

C'est la question que se pose l'investisseur activiste André de Barsy qui s'interroge sur le rôle de Trafigura, l'actionnaire de référence de Nyrstar.

L’actionnaire activiste André de Barsy est sorti du bois dans le dossier Nyrstar .

Dans une note déposée à l’occasion de l’assemblée générale du 14 mars, celui qui se définit comme analyste financier s’en prend à Trafigura, l’actionnaire de référence de Nyrstar avec 24,4%.

Lors de l’assemblée du 16 novembre 2018, Trafigura était notoirement absent, a-t-il constaté. Sans doute pour éviter d’être reconnu comme ayant un contrôle de fait sur la société. "L'article 5 du code des sociétés dispose que si un associé a exercé à deux reprises consécutives la majorité des voix représentées en assemblée, il est réputé détenir le contrôle  de fait sur la société", explique-t-il. "C'est manifestement ce que détient Trafigura mais qu'il fait tout pour ne pas y être confronté."

Pour lui, il ne fait aucun doute que c’est bel et bien le cas car il contrôle tous les leviers de la société: le conseil d’administration, la direction financière, les financements et les contrats commerciaux en amont comme en aval.

"Il est grand temps que la clarté soit établie sur cet écheveau de relations qui cerne Nyrstar où le même groupe détient l’actionnariat de contrôle, la fonction de principal fournisseur, celle de principal client et de fournisseur de crédits", ajoute André de Barsy.

Et de conclure: "Va-t-on laisser l’étrangler dans un coin obscur avant de découvrir les éléments favorables que peuvent être la hausse sensible des charges de traitement de raffinage et un redressement du cours du zinc?"

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