Consensus pour attribuer les droits du football belge à Eleven

Les clubs ont jusqu’au 21 février pour s’entendre sur la clé de répartition des droits télévisés. ©BELGA

La barre symbolique des 100 millions d'euros a été atteinte. Grâce à Eleven. Mais la clé de répartition de cette manne divise grands et petits clubs. Un accord est attendu dans 15 jours.

Après une première tentative avortée il y a quinze jours avec une offre portant sur 92 millions d’euros, la Pro League, qui regroupe les clubs de football professionnels du pays, a fini par obtenir les 100 millions d’euros de droits télévisés annuels qu’elle espérait pour la période 2020-2025. Et même un peu plus. C’est ce qu’a déclaré vendredi soir le CEO de la Pro League, Pierre François, à l’issue de l’assemblée générale de l’association. Celle-ci a pris connaissance des projets des quatre candidats pour les retransmissions en direct: Proximus, VOO, Telenet - soit les détenteurs actuels - et le challenger Eleven. Il nous revient qu'il y avait un consensus pour l'offre de cette dernière.

Clé de répartition

Pierre François ©Photo News

Et pourtant, les droits n'ont pas été attribués. Car l’attribution suppose un accord unanime entre les clubs sur la répartition de cette manne. "Comme  il n’y a pas eu d’accord sur une clé de répartition, il était donc difficile d’attribuer les droits aux candidats", a indiqué Pierre François. Selon nos informations, les clubs du "G5" (les cinq plus grands : FC Bruges, Anderlecht, Standard, La Gantoise et Racing Genk) se sont mis d’accord entre eux. Ils se sont ensuite tournés vers le "K11", soit les onze autres clubs de D1A. Mais ceux-ci ont rechigné, estimant qu'ils ne bénéficieraient pas suffisamment des 20 millions supplementaires générés par l'appel d'offre. En clair, le G5 est trop gourmand et les "petits" n'entendent pas se laisser faire. 

+ 100
millions d’euros
Les clubs ont reçu une offre de plus de 100 millions d’Eleven, contre 80 lors du précédent contrat.

"A titre personnel, j’ai le sentiment qu’il est de plus en plus difficile de voir l’intérêt individuel des clubs céder le pas à l’intérêt collectif. C’est dommage. Quels que soient les efforts consentis par le président Croonen (et président du Racing Genk), la capacité de recherche de l’intérêt collectif de l’ancien président Roger Vanden Stock (ex-président d’Anderlecht, NDLR) m’a manqué", a-t-il ajouté, visiblement amer.  

"Le problème c'est que la Pro League vend des droits qu'elle n'a pas, ceux-ci appartiennent aux clubs, observe Pierre Maes, consultant en droits sportifs et auteur de l'ouvrage de référence "Le Business des droits du foot". Contrairement à d'autres pays, il n'y pas de réglementation en Belgique imposant une vente collective par la Ligue. Profitant de cela les clubs ont décidé de ne céder leurs droits qu’après qu’un accord soit trouvé entre eux sur la répartition."

L’assemblée générale de la Pro League a donc été mise en continuation au 21 février. Les clubs auront donc deux semaines pour s’entendre.  

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