La RTBF n'accueillera pas TF1 au sein de sa régie publicitaire RMB

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Coup de théâtre dans le dossier TF1. Réunis cet après-midi en conseil extraordinaire, les administrateurs de la RTBF ont voté contre la prise en régie de TF1 par la RMB, la régie publicitaire du service public. Sept administrateurs (4PS, 2 cdH et 1 MR) ont voté contre, six autres se sont abstenus.

Le Conseil d'administration de la RTBF a rejeté le partenariat publicitaire avec TF1. Cela ne veut pas dire la fin de la saga TF1 en Belgique. Au contraire, la chaîne privée française va continuer à explorer d’autres pistes. L’une d’entre elles consiste à confier la commercialisation de ses espaces publicitaires à la régie flamande Transfer. Une autre à créer sa propre structure commerciale belge.

Les débats, on s’en doute, ont été houleux. Des administrateurs tant ceux issus de la majorité que de l’opposition se sont abstenus et ont demandé de temporiser et de remettre à nouveau la décision, histoire d’objectiver les choses.

"Prendre TF1 aurait permis de limiter la casse, de toucher des commissions de régie et surtout d’intensifier la collaboration avec elle en terme de contenus que cela soit via des achats et la vente de programmes, de la coproduction, des accords de primo-diffusion, etc. Tout cela est sérieusement menacé."
Un administrateur de la RTBF

Ils se sont vus opposer une fin de non-recevoir, nous confie l’un d’entre eux. "Certains ont demandé au ministre des médias (le PS Jean-Claude Marcourt) d’intervenir, ou au CSA de mener une étude sur les retombées d’un pareil accord avec TF1, en vain", ajoute un autre. Sept ont voté contre ne pouvant accepter que le service public fasse entrer le loup dans la bergerie, plaidant le fait que ce n’est pas son rôle de passer des deals avec des opérateurs privés.

Voilà donc la RTBF dans une position délicate: "Prendre TF1 aurait permis de limiter la casse, de toucher des commissions de régie et surtout d’intensifier la collaboration avec elle en terme de contenus que cela soit via des achats et la vente de programmes, de la coproduction, des accords de primo-diffusion, etc. Tout cela est sérieusement menacé" déplore un administrateur.

Du côté de RTL, qui s’était vigoureusement opposé à ce deal, on garde le silence: "Nous ne commentons pas une décision qui appartient au conseil d’administration de la RTBF."

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