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Le Mediapark doit propulser Bruxelles au rang de capitale des médias

©Ag. F. Leclercq

Selon une étude de Media Clusters Brussels, Bruxelles représente près de 40% de la valeur ajoutée du secteur des médias belges. Le développement d’un Mediapark au sein du quartier Reyers doit renforcer cette position. L’ambition? Réunir sur huit hectares aux alentours de la RTBF et la VRT des entreprises actives dans le secteur des médias, des bureaux, une école supérieure, des commerces et du logement.

Bruxelles-Capitale peut-elle être considérée comme une capitale des médias comme Londres, Berlin, Paris, Barcelone ou Montréal? Pas encore. Et le gouvernement bruxellois veut changer cela. Il a fait du secteur des médias un des principaux axes de sa politique de développement économique avec comme outil la création d’un cluster médias, le Mediapark à Bruxelles.

Le phare de Reyers

Situé sur le site de Reyers, il accueillera d’ici 2030, sur huit hectares, les sièges de la RTBF et de la VRT, des entreprises actives dans le secteur des médias, des bureaux, une école supérieure, des commerces, du logement, etc. Un choix cohérent, bon nombre d’entreprises du secteur étant déjà localisées dans ce quartier.

Aux grands acteurs de la télé devraient venir se greffer start-ups, instituts de formation, espace de coworking,…

Selon une étude réalisée par Media Clusters Brussels – un projet de recherche de l’ULB, de la VUB et de l’Université Saint-Louis sur le secteur médiatique bruxellois –, la capitale ne manque pas d’atouts pour rejoindre le cercle des villes précitées.

Bruxelles produit ainsi 39% de la valeur ajoutée nette du secteur des médias en Belgique, soit près de 1,7 milliard d’euros, loin devant la province Anvers (17%) et le Brabant flamand (9,5%). À elle seule, la commune de Schaerbeek génère près de 13% de cette valeur ajoutée (32,6% en Région bruxelloise), grâce à la présence sur son territoire de la plupart des grands médias audiovisuels: RTBF, VRT, RTL…

Bon pour la croissance

La croissance du secteur des médias à Bruxelles est même supérieure à celle des économies bruxelloise et belge: 2,5% contre respectivement 2,1% et 2,2%.

©MEDIAFIN

La productivité augmente par conséquent elle aussi. Entre 2007 et 2014 (derniers chiffres disponibles) elle est passée de 51.600 à 61.800 euros par travailleur. C’est d’autant plus remarquable que le nombre d’emplois dans le secteur est en léger déclin. En cinq ans (entre 2011 et 2015), il est passé de 16.649 à 16.169. On note une baisse sensible du nombre d’employés (de 16.200 à 14.800) en raison notamment des coupes budgétaires à la RTBF et à la VRT. Cette baisse est en partie contrebalancée par une explosion du nombre d’indépendants, passé en cinq ans de 459 à 1.344 (développeur web, journalistes, graphistes...).

La télé… mais pas que

Grâce aux grandes chaînes de télé publiques et privée, plus de 42% des emplois (et près de 49% de la valeur ajoutée) se trouvent dans le secteur audiovisuel. Suivent la publicité et les médias imprimés (Rossel, Mediafin, IPM, Roularta…). La présence de ces chaînes mais aussi de la chaîne à péage Be tv, des radios privées NRJ et Nostalgie et du producteur de télévision Key News dans le quartier Reyers-chaussée de Louvain a ainsi donné naissance à un informel "quartier des médias". Via le projet Mediapark, Bruxelles entend formaliser ce microcosme à Reyers.

Toutefois, selon Media Clusters Brussels, si Bruxelles ne manque pas d’atouts, il ne suffira pas de localiser différents médias en un même lieu.

La réussite de pareil cluster ne viendra en effet que de la diversité des institutions, des entreprises et des professionnels qui y travailleront afin d’échanger des savoir-faire, des connaissances, de manière à créer une sorte d’écosystème vertueux.

Car, comme le souligne le responsable du projet du futur nouveau bâtiment de la VRT, "nous avons sans doute davantage besoin des PME que les PME ont besoin de nous".

Aux grands acteurs de la télévision devraient donc venir se greffer des start-ups actives dans le secteur, des instituts de formation, des lieux de coworking. "Même si les bases de création de pareil cluster sont bonnes, il faudra en pratique considérer beaucoup plus de variables que la création d’espaces de travail", concluent les responsables de Media Clusters Brussels.

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