Le journal Metro sera écrit par l'agence Belga dès janvier

©Facebook/metrobelgique

Belga vient à la rescousse du journal gratuit Metro. L'agence de presse reprendra la production d'informations du quotidien à partir du 1er janvier. Le sort des journalistes de Metro n'est pas encore fixé.

Les navetteurs le connaissent bien. Son présentoir est assiégé dès le petit matin. Il est souvent abandonné sur un siège du train. On parle bien ici du journal Metro, disponible dans les gares du pays. Ce fidèle compagnon des usagers de la SNCB va connaître un important changement dans son organisation dès le 1er janvier prochain. En effet, l'agence de presse Belga va reprendre la production d'informations du quotidien gratuit.

La réorganisation a été communiquée en matinée au personnel de Metro, qui est un des actionnaires de Belga.

Concrètement:

 • Belga se chargera de la production d'information pour le journal papier et le site web de Metro, une entreprise codétenue à 50% par Rossel (Le Soir, Sudpresse, etc.) et à 50% par Mediahuis (Het Nieuwsblad, De Standaard, Gazet Van Antwerpen, etc.). Cela veut dire que l'agence de presse fournira des textes et des photos pour les pages d'information.

• Ensuite, la mise en page de ces informations sera effectuée par l'équipe de Metro depuis son siège actuel, situé dans la Galerie Ravenstein, près de la gare de Bruxelles-Central.

Quid des journalistes de Metro?

La rédaction de Metro compte actuellement une quinzaine de journalistes. Quatre d'entre eux, actuellement sous contrat à temps plein, auront la possibilité d'intégrer la rédaction multimédia de Belga mais sous statut de pigiste (freelance). Ils se chargeront de mettre en ligne des dépêches pour alimenter divers sites d'information.

"Les travailleurs ne sont ni négatifs ni positifs par rapport à cette annonce. Ils sont juste en attente d'informations supplémentaires."
Source interne à Metro

On ignore encore avec précision quelles seront les tâches des 11 journalistes restant chez Metro et s'ils pourraient être amenés à devoir effectuer des tâches de publi-reportage ou de content-marketing. La rédaction conservera toutefois ses rédacteurs en chefs.

Aucun changement ne touchera par contre la rédaction classique de Belga.

Raisons économiques

Plusieurs sources proches du dossier ont justifié cette nouvelle organisation pour des raisons économiques. Belga vient en aide à Metro, qui fait face à des difficultés financières, résume ainsi Patrick Lacroix, le CEO de l'agence de presse. "Nous sommes idéalement placés pour aider les entreprises de médias à faire des économies", constate-t-il. "L'alternative pour Metro était de poursuivre ses activités sans Belga. Ceci est donc une étape logique. De toute façon, Metro reprenait déjà beaucoup d'informations de Belga."

"Nous démontrons que des entreprises de média qui rencontrent des difficultés peuvent venir toquer à notre porte plutôt que d'épargner sur leur facture à Belga."
Patrick Lacroix
Patron de Belga

L'opération ne coûtera rien à Belga, assure encore Patrick Lacroix. "Le contrat (entre les deux entreprises, NDLR) continue. Nous prenons une position conséquente: nous démontrons que des entreprises de média qui rencontrent des difficultés peuvent venir toquer à notre porte plutôt que d'épargner sur leur facture à Belga. Nous examinons alors chaque fois ce que nous pouvons signifier pour eux avec notre production différenciée."

Lire également

Publicité
Publicité
Publicité
Publicité

Contenu sponsorisé

Partner content