Le projet radio des télés locales se précise

BX1 va se développer prochainement en radio. D'abord sur le Web puis, si tout va bien, en FM et en DAB+. ©doc

Les principales télévisions locales du pays vont introduire un dossier en vue de constituer un réseau radio urbain dans le cadre des futurs plans de fréquence FM et DAB+.

La télévision régionale bruxelloise BX1 a signé ce mercredi, avec son autorité de tutelle, la Cocof (Commission communautaire française de la Région bruxelloise), son nouveau contrat de gestion pour la période 2019-2024.

Le contrat prévoit l’octroi d’un subside exceptionnel de 3,8 millions d'euros pour l’érection de son nouveau bâtiment qui sera située dans le futur Mediapark sur le complexe Reyers à Schaerbeek. Sa dotation annuelle se voit en outre portée à 3,5 millions d’euros, soit une rallonge de 250.000 euros afin de financer son projet de web radio. Avec cette radio en ligne, BX1 entend combler un manque, aucune radio actuelle ne pouvant, selon elle, générer dans ce créneau un volume d’information comparable au sien. L’objectif est de démarrer à la rentrée de septembre.

Fréquences FM et DAB+

La chaîne ne compte pas s’arrêter là. Elle va introduire en janvier 2019 un double dossier afin d’obtenir, pour cette web radio, une fréquence locale dans le cadre des nouveaux plans fréquences FM et DAB+ (le premier plan de fréquences numériques).

Ce n’est pas tout. La chaîne a confirmé son ambition de décrocher avec les principales télés locales (RTC Télé Liège, Télésambre à Charleroi…) un réseau FM "urbain" et un réseau DAB+ afin de couvrir les principales villes de la Fédération Wallonie-Bruxelles. L’actuel plan FM ne compte que deux réseaux urbains, occupés par Fun et DH radio. Le futur plan en prévoit deux également, mais la concurrence sera rude puisque RTL revendique un réseau pour Mint et NGroup (NRJ-Nostalgie), un autre pour Chérie FM. Avec une programmation variée mêlant infos, débats, magazines et musique, le réseau des télés locales pourrait, qui sait, rebattre les cartes du paysage radio. 

Si ce réseau voit le jour, chaque télé locale/radio gardera son propre nom, mais évoluera sous une marque ombrelle, une signature et un logo sonore commun. Il diffusera, sous forme de décrochage en fonction de leur zone de chalandise, la programmation de chacune des radios participantes, mais des émissions communes sont possibles. Sachant que les moyens techniques seront mutualisés, le réseau devrait fonctionner avec un budget annuel de 1,5 million d’euros, financé entre autres par la publicité, et entraîner la création d’une quinzaine d’emplois.

Côté calendrier, rappelons que les radios candidates ont jusque fin février 2019 pour introduire leur dossier. Après quoi, le CSA aura quatre mois pour examiner ces candidatures et attribuer les fréquences.

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