"Le virtuel ne sera jamais notre crédo; notre métier est de mettre les gens en contact"

John-Alexander Bogaerts a dû reporter à début 2021 l'ouverture de l'antenne parisienne du B19 pour cause de coronavirus.

Pendant le confinement, John-Alexander Bogaerts, le fondateur du cercle B19, a continué à animer le cercle d’affaires via des vidéo conférences. Mais il a hâte que les activités reprennent. Pour réseauter rien ne vaut les vraies rencontres.

Les cercles d’affaires figurent aussi parmi les victimes de la crise. La mise en PRJ du Cercle de Lorraine en est l’illustration la plus récente, même si ses difficultés ne datent pas d’hier. Pas de quoi abattre John-Alexander Bogaerts, fondateur du cercle B19, pas vraiment étonné par l'info. "Ce n’est évidemment pas une bonne nouvelle et l’on s’entendait assez bien, il fut même question un moment que l’on travaille ensemble", réagit-il.

L’entrepreneur hyper actif, qui a pourtant été touché par la maladie en mars, a d’abord profité de ce confinement pour redécouvrir les joies de la vie familiale. "J’ai passé des moments fantastiques avec ma femme et mes deux filles de 8 et 11 ans, on a joué au baby-foot, on a regardé des films… C’était un cadeau du ciel au niveau privé", confie-t-il.

Un régime et des cours de néerlandais

Ce bon vivant en a aussi profité pour prendre soin de sa personne: "J’ai fait du vélo et j’ai entamé un régime. En supprimant le repas du soir, j’ai perdu 7 kilos en deux mois!" Et puis, il a amélioré son néerlandais à raison d’une heure de cours particulier par jour. "Cela m’a permis de mieux préparer mes réunions avec mes collaborateurs des B19 de Gand et d’Anvers et de contacter tous mes clients de Zoute People."

On en arrive tout naturellement à parler de ses différents business. D’abord, l’École de codage 1, fermée deux jours avant le confinement officiel. "C’était impossible de la maintenir ouverte avec des étudiants présents 24H sur 24 et 7 jours sur 7". Ensuite ses activité de presse. L’hebdo satirique Pan "cartonne" assure-t-il, mais les magazines "people" (Zoute People, Hockey People…) ont dû réduire la voilure. Leur publication reprendra en août et en septembre. "Mais les annonceurs nous sont restés fidèles", se réjouit l'éditeur.

150
nouveaux membres espérés
En élargissant ses activités aux vacances scolaires sans augmenter la cotisation, le cercle B19 espère attirer 150 nouveaux membres.

Garder le contact via Facebook Live

Quant au cercle d’affaires, le programme de fin de saison a été reporté à la rentrée. Et l’ouverture d’une antenne parisienne, prévue le 9 juin, a été décalée début 2021. Mais le B19 n’a pas mis la clé sous le paillasson pour autant. "Chaque semaine en alternance nous avons soit un invité soit des membres qui se présentent via Facebook Live. Cela sert à garder le lien et permet de mieux les connaître, mais le virtuel ne sera jamais notre crédo car notre métier est de mettre les gens en contact avec de 'vraies' rencontres", argumente John-Alexander Bogaerts.

Pour dédommager ses membres, il leur offre d'ailleurs une prolongation de leur cotisation de deux mois. "En réalité, ce sont 3,5 mois puisque nous avons décidé d’être désormais actifs également durant les vacances scolaires, essentiellement via des visites d’entreprises, afin de développer le networking. J’espère gagner ainsi 150 nouveaux membres."

"Ce confinement est incohérent, on aurait dû laisser plus de latitude dans des quartiers plus difficiles et serrer davantage la vis dans des quartiers plus aisés."
John-Alexander Bogaerts
Fondateur du cercle B19

Réouverture light le 10 juin

John-Alexander Bogaerts prévoit de rouvrir les portes du B19 le 10 juin, avec toutes les mesures de sécurité nécessaires. Une réouverture light avec un ou deux événements par antenne, avant le vrai redémarrage prévu le 27 août, avec en invité le manager de l’année Yvan Verougstraete (Medi-Market). L'événement sera suivi, le 2 septembre, du cocktail de rentrée. "Ensuite on enchaînera avec l’agenda prévu en mai-juin, complété par d’autres événements", annonce le fondateur du cercle.

En attendant, ce féru d’actu ne peut s’empêche de commenter les événements. "On ne peut pas trop critiquer les politiques, mais ce confinement est incohérent, on aurait dû laisser plus de latitude dans des quartiers plus difficiles et serrer davantage la vis dans des quartiers plus aisés, mais c’est très belge cette attitude jésuitique qui consiste à ne vouloir déplaire à personne." Ainsi soit-il.

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