Les offres de rachat de son pôle presse ne satisfont pas Nethys

Retard en vue dans le dossier de la vente des Editions de l'Avenir et de ses satellites. ©Belgaimage

Les offres des quatre candidats à la reprise des Editions de l’Avenir sont jugées insuffisantes et incomplètes.

Les quatre offres reçues par Nethys pour la reprise de son pôle presse sont jugées insuffisantes, a appris L'Echo. Ce que confirme le site web de L’Avenir mercredi après-midi.

Un conseil d’administration de la filiale d’Enodia (ex Publifin) s’est réuni mardi pour examiner les offres reçues le 16 avril dernier. Elles émanaient, rappelons-le, d’IPM (La Libre, La DH…) qui, avec des investisseurs wallons, avait déjà proposé l'automne dernier 10 millions pour contrôler 60% du groupe. Ainsi que de Rossel (Le Soir, Sudpresse, 50% de Mediafin, éditeur de L’Echo…), de Roularta (Le Vif/L’Express, Trends…) et du fonds d’investissement allemand Fidelium Partners. Le pôle presse de Nethys comprend Les Éditions de l’Avenir (le quotidien L’Avenir, son site web et le Journal des Enfants), L’Avenir Advertising (le toutes-boîtes Proximag) et L’Avenir Hebdo (les magazines Moustique et Télé Pocket).

Les offres n’ont pas été jugées recevables, soit parce qu’elle sont insuffisantes; soit parce qu’elles pèchent par manque de clarté.

Sur son site, le quotidien régional écrit que ces offres n’ont pas été jugées recevables. Soit parce qu’elle sont insuffisantes; soit parce qu’elles pèchent par manque de clarté, ajoutant que Nethys a invité les candidats à renchérir ou à préciser leurs intentions dans les 15 jours.

Nethys arrêtera ensuite une liste restreinte de candidats avec lesquels les négociations se poursuivront pour aboutir à une offre liante, le but étant de boucler le dossier fin juin. Mais vu les compléments d'information demandés, mi-juillet semble une échéance plus plausible. 

10,1
millions d'euros
C'est le montant, fin 2018, de la perte à reporter des Editions de l'Avenir.

Il nous revient que chez Nethys il n’est pas question de brader ces actifs. "C’est de bonne guerre que le prix soit jugé insuffisant", estime une source, tandis qu’une autre estime que "ce pôle a nettement perdu de sa valeur" depuis que Nethys l’a repris à l’automne 2013 moyennant 25 millions d’euros. A elles seules, Les Editions de l’Avenir affichaient fin 2018, selon les derniers chiffres officiels disponibles, une perte à reporter de 10,1 millions d’euros, laquelle aurait encore augmenté de 1,5 million l'année suivante. De même, le chiffre d'affaires serait passé de 44 à 42 millions d'euros.

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