Stéphane Rosenblatt attaque RTL

©BELGIAN_FREELANCE

Le directeur de la télévision demande à être réintroduit dans ses fonctions et responsabilités initiales.

C’est un peu la nuit des longs couteaux chez RTL. On le sait, après le plan de restructuration #evolve qui a vu le départ de 88 collaborateurs de la chaîne privée, le CEO Philippe Delusinne a réorganisé son management. Il a mis sur le côté le directeur des radios Eric Adelbrecht, et a rétrogadé Stéphane Rosenblatt, une des figures historiques de la chaîne.

Celui-ci reste certes directeur de la télévision, mais il n’a plus la responsabilité des contenus de la radio Bel RTL, fonction dont il avait héritée mi-2017 après avoir dû céder à Laurent Haulotte les rênes de l’information. La rumeur de son départ a circulé, elle a aussitôt été démentie par RTL. Par contre, l’intéressé ne s’en laisse pas compter.

Il a introduit une action en référé devant le tribunal du travail. Défendu par l’avocat Dominique Claes, du cabinet Taquet, Clesse & Van Eeckhoutte, il entend récupérer ses précédentes fonctions et responsabilités. S’il n’obtient pas satisfaction en référé, Stéphane Rosenblatt se dit prêt à négocier son départ au travers d’une demande de résolution judiciaire qui sera introduite par la suite au fond.

En clair, une rupture de son contrat aux torts de RTL avec indemnités à l’appui. La facture pourrait être élevée. Stéphane Rosenblatt est un pilier de la maison où il travaille depuis une trentaine d’années. Défendu par Herman Craeninckx (qui avait accompagné RTL dans le plan #evolve), du cabinet Stibbe, RTL affirme au contraire que les fonctions de Stéphane Rosenblatt n’ont pas été modifiées.

Dans un communiqué, qu’elle n’a pas voulu commenter davantage, RTL Belgium dit "regretter cette décision et la situation conflictuelle actuelle à laquelle elle mène" , ceci "malgré plusieurs tentatives d’apaisement et des propositions de conciliation". Elle rappel le que la réorganisation du management s’inscrit  dans le cadre du plan #evolve. "RTL  ne peut  concevoir que son plan de transformation ne concernerait que les seuls collaborateurs opérationnels", ajoute l’entreprise.

Un départ inéluctable

Pendant ce temps, comme si de rien n’était Stéphane Rosenblatt  a accordé ces derniers jours des  interviews dites "de fin de saison" dans lesquelles il défend son bilan et les audiences en hausse de la chaîne privée - "les meilleures depuis dix ans", dit-il.   Un peu comme s’il négociait sa sortie. Un départ paraît en effet inéluctable car on voit difficilement comment Stéphane Rosenblatt pourrait continuer à travailler harmonieusement dans la société qu’il attaque en justice.

Après le départ houleux de l’ex n°2, Freddy Tacheny, en 2011, il serait  - au niveau de la direction - le deuxième piller historique de la chaîne à faire ses valises. Au grand dam de la majorité du personnel au sein duquel Stéphane Rosenblatt jouit d’une belle cote de popularité.

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