Vivendi cède jusqu'à 50% d'Universal Music et s'offre Editis

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Le groupe de médias et de divertissement Vivendi veut racheter Editis à l'espagnol Grupo Planeta et céder jusqu'à 50% de la maison de disque Universal Music Group.

Vivendi est entré en négociations exclusives avec le groupe espagnol Grupo Planeta afin d'acquérir le groupe d'édition Editis. Le géant des médias souhaite donc prendre pied dans l'édition en mettant la main sur 100% du capital du deuxième groupe d'édition français, qui compte plus de 50 maisons d'édition, dont  Nathan, Bordas, Robert Laffont, Presses de la Cité, Julliard, XO, Plon, Perrin, Pocket, Belfond et Le Cherche Midi. Cette cession pourrait se faire sur la base d'une valeur d'entreprise de 900 millions d'euros.

→ Editis a réalisé en 2017 un chiffre d'affaires d'environ 750 millions d'euros et un bénéfice opérationnel récurrent d'environ 60 millions.

"L'acquisition d'Editis constituerait une nouvelle étape majeure dans la construction d'un groupe intégré centré sur les médias, les contenus et la communication", précise Vivendi dans un communiqué.

Parallèlement, Vivendi annonce un projet de cession jusqu'à 50% du capital de la maison de disque Universal Music Group (UMG) à un ou plusieurs partenaires stratégiques. Cette opération devrait être lancée à l'automne et pourrait s'étaler sur 18 mois. "Le cash issu de cette cession pourrait être utilisé pour un programme de rachat d'actions conséquent et une réduction de capital", précise le groupe français, qui définira "un prix de réserve" minimum pour l'entrée de partenaires au capital d'UMG. "Il s'agit pour Vivendi de trouver un ou plusieurs partenaires stratégiques" afin de "permettre à UMG d'amplifier sa valorisation".

Le groupe, qui avait annoncé mi-mai le lancement d'études en vue d'une éventuelle évolution du capital d'UMG, précise qu'il exclut une introduction en Bourse "à cause de sa complexité".

Ces deux opérations ont été annoncées en même temps qu'un bénéfice net en recul de 6,3% à 165 millions d'euros au premier semestre, où Vivendi a notamment déprécié sa participation dans Telecom Italia.

Le groupe présidé par Yannick Bolloré, fils du premier actionnaire Vincent Bolloré, a réalisé un chiffre d'affaires de 6,46 milliards d'euros sur le premier semestre, en hausse de 18,3%.


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