Wilfried vise la Flandre pour l'été 2020

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Le titre se vend actuellement à 5.000 exemplaires dont 800 abonnés côté francophone.

Sorte d’ovni dans le monde de la presse francophone belge, le magazine Wilfried s’apprête à passer à la vitesse supérieure. Lancé mi 2017, ce trimestriel, qui entend "raconter le pouvoir" au travers de formats longs, vient déjà de publier son 9e numéro. Détenu initialement par ses quatre fondateurs (François Brabant, Camille Van Vyve, Quentin Jardon et François Verbeeren), le magazine a lancé depuis sa coopérative. "L’objectif est double, indique François Brabant; d’une part, investir dans le développement du titre, le marketing et le community management; de l’autre, lancer une version en nééerlandais d’ici l’été 2020."

Wilfried a récolté à ce jour 54.000 euros auprès de 256 coopérateurs

Le tout dans un esprit coopératif à l’instar d’autres "nouveaux" médias comme Médor ou le Flamand Apache. Le quatuor a donc lancé un appel public à l’épargne permettant d’acquérir des parts à partir de 100 euros. A ce jour, ils ont levé 54.000 euros, le capital étant réparti entre 256 coopérateurs (y compris les 4 fondateurs). L’objectif est d’atteindre les 60.000 euros cet automne. La société étudie aussi la possibilité de bénéficier du mécanisme Coop Us de la Région bruxelloise qui soutient le développement des coopératives, ce qui devrait permettre de doubler ce montant.

Périlleuse et audacieuse, l’aventure, Wilfried a connu des hauts et des bas depuis ses débuts. Dès son premier exercice, achevé fin juin 2018, le titre dégageait un léger bénéfice (4.752 euros pour un chiffre d’affaires de 90.162 euros) avant de s’afficher dans le rouge mi 2019 suite à divers investissements. Les revenus ont par contre grimpé pour frôler les 100.000 euros.

Selon François Brabant, le titre se vend à 5.000 exemplaires dont 800 abonnés. "L’idéal serait d’avoir plus d’abonnés car c’est plus rentable que la vente au numéro", note-t-il, estimant le potentiel de vente à 7.000, voire à 10.000 exemplaires en version francophone. En Flandre, par contre, il se montre prudent sur le potentiel du titremais, selon lui, "la Flandre est plus attirée par le format long; en outre, nous pourrons dégager des économies d’échelle, d’autant que 70% du contenu devrait être commun." 

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