Baisse du chiffre d'affaires pour Roularta, atténuée par des abonnements en hausse

Xavier Bouckaert, CEO de Roularta Media Group. ©Kristof Vadino

Après les bons résultats enregistrés au cours des premiers mois de l’année, l’impact de la pandémie se fait nettement ressentir chez Roularta.

Le chiffre d’affaires du groupe média Roularta (Le Vif/L’Express, Trends, Knack, Sport/Foot Magazine…) a atteint au premier semestre de cette année 120,6 millions d'euros, contre 147,9 millions d'euros l’an dernier. Cette baisse de 18,5 % s’explique surtout par celle des revenus publicitaires et des travaux d’impression pour tiers, ainsi que par l’arrêt des événements et des voyages pour les lecteurs du groupe, en raison de la pandémie.

+2,9
millions d'euros
Les revenus des abonnements ont toutefois nettement progressé (+2,9 millions d'euros) par rapport à la même période de l’an dernier.

En revanche, les revenus des abonnements ont nettement progressé (+2,9 millions d'euros) par rapport à la même période de l’an dernier. Une hausse qui s’explique, selon le groupe, par la mise en œuvre de la stratégie d’abonnements de ses ‘Women Brands’, par le déploiement du 'New Deal' pour les News & Business Brands comme Trends-Tendances, par la demande, émanant de la population belge, de magazines de qualité pendant le confinement et par la consolidation intégrale de Senior Publications SA (Plus Magazine) depuis mars 2020. Une tendance qui sera poursuivie au second semestre assure Roularta dans un communiqué.

Réduire les coûts et assurer l’avenir

Roularta poursuit sa stratégie qui vise à comprimer les coûts des services. Le recours au régime du chômage temporaire a également atténué les frais de personnel durant la crise du Covid-19. Par ailleurs, suite à la vente de quelques bâtiments, le groupe a réalisé une plus-value, portant l’EBITDA à 5,4 millions d'euros, contre 10,7 millions l’an dernier – soit 4,5 % du chiffre d’affaires, contre 7,2 % l’an dernier.

Le groupe de presse annonce d’ores et déjà que certaines filiales sont ainsi dispensées de verser des dividendes et peuvent utiliser ces moyens pour se concentrer sur leur stratégie et la consolidation de leur bilan.

Avec ce bilan, que ce soit en termes de liquidité – avec une trésorerie nette de 93,1 millions d'euros – ou de solvabilité, Roularta estime être "bien armé pour affronter l’avenir".  Le groupe de presse annonce d’ores et déjà que certaines filiales sont ainsi dispensées de verser des dividendes et peuvent utiliser ces moyens pour se concentrer sur leur stratégie et la consolidation de leur bilan.

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