Bloomberg prêt à lâcher son empire pour la présidence

Michael Bloomberg met toutes ses forces - et tout son argent - dans la bataille.

Michael Bloomberg, candidat démocrate à la présidence des Etats-Unis, affirme ne pas vouloir être homme d'affaires à mi-temps.

Être président des États-Unis ou homme d'affaires, Michael Bloomberg a choisi. Le candidat démocrate milliardaire, qui participe à son premier débat dans la nuit de mercredi à jeudi, a en effet rappelé que s'il devenait le nouveau locataire de la Maison-Blanche, il lâcherait son empire. 

"Nous voulons être à 180 degrés de Donald Trump sur le sujet des conflits d'intérêts financiers."
Tim O’Brien
Conseiller de Mike Bloomberg

"Nous voulons être à 180 degrés de Donald Trump sur le sujet des conflits d'intérêts financiers", indique son conseiller Tim O’Brien. "Nous pensons que c'est l'une des plus grandes tâches sur la présidence, et ce bilan est attribué au refus de Trump de se désengager de ses propres intérêts financiers. Nous voulons donc être très transparents et très clairs avec les électeurs."

Lors de son élection présidentielle, Donald Trump avait refusé de se désengager de son empire. Il avait ainsi logé ses avoirs dans une société et placé ses fils aînés à la tête de la Trump Organization.

Un empire? Non, une société 

L'ex-maire de New York tire, lui, sa fortune de son agence d'informations financières.

88
%
Michael Bloomberg détient 88% de Bloomberg LP depuis le rachat en 2008 des 20% détenus par Merrill Lynch.

Licencié de la banque d'investissement Salomon Brothers avec 10 millions de dollars d'indemnités, il fonde en 1981, l'agence qui s'appelle alors Innovative Market Systems et dont il détient 88% aujourd'hui (après le rachat 4,5 milliards en 2008 des 20% de Merrill Lynch). Très vite, les bureaux se multiplient, les services télévisuels s'ajoutent à l'offre, tout comme le magazine Bloomberg BusinessWeek.

Chaque année, la société affiche quelque 10 milliards de dollars de revenus, issus principalement de ses abonnements de terminaux d'informations (20.000 dollars par an).  Au cours de ces 20 dernières années, l'agence n'a dévié d'un iota de sa courbe haussière. En 2001, Bloomberg LP comptabilisait 170.000 terminaux dans le monde; un chiffre passé à 280.000 en 2009 et désormais à 325.000. 

Onzième fortune mondiale

Cette croissance ne se marque pas uniquement au bilan de l'agence. À en croire le classement Forbes des personnalités les plus riches au monde, le compte bancaire de Michael Bloomberg a suivi le même chemin. Lorsqu'il brigua la charge de maire de New York en 2001, Forbes estimait sa fortune à quelque 4 milliards de dollars. Aujourd'hui, on parle de 62 milliards de dollars, le propulsant au rang de 11e homme le plus riche au monde et du 8e aux Etats-Unis. 

Rien d'étonnant donc à voir Bloomberg refuser toute donation et prendre à sa charge le financement de sa campagne. Rien que pour les spots publicitaires, le chiffre de 300 millions de dollars circule.

Philanthrope notoire, il est aussi à la tête d'un important portefeuille immobilier réparti aux quatre coins du monde.

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