Disney+ a débarqué dans trois pays, la Belgique attend

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Avec ses importants moyens et ses nombreuses boites de production, la plateforme de streaming de Disney espère bien concurrencer le leader Netflix. La Belgique attendra 2020.

C’est l’heure du grand saut pour Disney. Ce mardi, l’entreprise de Mickey a officiellement lancé Disney+, sa plateforme de streaming, attendue depuis des mois. Le public belge devra toutefois encore être patient, la majorité du déploiement européen étant prévue pour le printemps prochain. Actuellement, seuls les résidents américains et canadiens peuvent donc profiter de la nouvelle offre, de même que les Hollandais qui avaient déjà accès à une version test, ne comportant que les vieux succès de la marque. Le reste de l’Europe (Allemagne, Italie, Grande-Bretagne, France, Espagne...) est annoncé pour le 31 mars 2020. La Belgique, non citée, devrait être concernée par la date.

60 millions
D’ici cinq ans, Disney espère bien attirer entre 60 et 90 millions d’utilisateurs.

Outre ses célèbres créations, Disney profite également des productions de ses autres entités dont Fox, Pixar, Marvel, Lucasfilm ou encore de National Geographic. Selon Ricky Strauss, patron de Disney+, la plateforme propose 500 films et 7.500 épisodes de séries. Pour les nouvelles entrées, la politique de diffusion de Disney+ sera différente de Netflix. L’entreprise souhaite publier chaque semaine un nouvel épisode plutôt que de mettre à disposition d’une traite l’entièreté d’une saison.

Les ambitions ont déjà été présentées aux investisseurs par Kevin Mayer, le président du conseil d’administration de Disney. D’ici cinq ans, le géant espère bien attirer entre 60 et 90 millions d’utilisateurs. En comparaison, le dernier décompte des utilisateurs de Netflix indiquait 158 millions d’abonnés à travers le monde. Pour attirer rapidement un public de masse, Disney a enchainé les collaborations. Un accès direct à la plateforme est par exemple disponible sur de nombreuses télévisions intelligentes et l’opérateur télécom américain Verizon va offrir à 19 millions d’utilisateurs un abonnement durant une année. Disney espère ainsi convaincre une masse conséquente de clients de prolonger leur abonnement après cette période de test.

Pas de rentabilité avant au moins cinq ans

Pour attirer les abonnés, le géant de l’industrie audiovisuel a d’autres solides atouts. Disney est également propriétaire de Hulu (un autre concurrent américain de Netflix) et ESPN+, une plateforme streaming directement liée à la chaine de sport américaine. Le groupe propose un pack reprenant la triple offre pour 12,99 dollars (contre 18 dollars, si chacune était prise individuellement). Selon les estimations de Ricky Grauss, il ne faut pas s’attendre à une rentabilité de la plateforme avant au moins cinq ans.

Si la vidéothèque est déjà bien remplie, Disney compte encore la garnir davantage. Comme le veut la tradition dans ce secteur naissant, un paquet de productions propres sont prévues. L’année prochaine, Disney prévoit de dépenser un milliard de dollars pour la réalisation de projets, uniquement dédiés à la plateforme. Un solide début même si, toujours à titre de comparaison, Netflix a de son côté mis la main au portefeuille à hauteur de 12 milliards l’an passé pour ses contenus propres.

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