Entre VOO et RTL, Telenet a choisi

John Porter, CEO de Telenet, proposait déjà en 2018 de débourser 1,3 milliard d'euros pour s'offrir Voo. ©Tim Dirven

Le câblo et groupe de média flamand Telenet abandonne la course à la reprise de RTL Belgium pour se concentrer sur celle de VOO.

La course effrénée en vue de s'offrir RTL Belgium vient de connaître un nouvel abandon, a-t-on appris à bonnes sources. Telenet , via sa filiale audiovisuelle SBS, vient effet de lâcher prise au profit de la poignée d'acteurs de plus en plus restreinte toujours en lice.

1,3
milliard d'euros
Telenet proposait déjà en 2018 de débourser 1,3 milliard d'euros pour s'offrir Voo.

Comme nous l'écrivions déjà à plusieurs reprises, c'est un autre dossier qui a amené à cette décision. Et pour cause, à la différence de ses concurrents aux esprits plus libres, l'opérateur lorgne dans son cas aussi le câbloopérateur Voo pour lequel il proposait déjà de débourser 1,3 milliard d'euros en 2018. Après une réouverture de la vente, une offre non liante est désormais attendue d'ici à quelques semaines, soit au même moment ou presque que la finalisation espérée du processus concernant RTL Belgium.

L'entreprise malinoise aura donc dû faire un choix entre ce qu'elle définissait il y a quelques semaines encore comme un "nice to have", entendait-on en coulisses, et un VOO clairement vu comme un "must have". Qui demandera de l'énergie.

Se pose dès lors une question: qui reste-t-il encore dans la bataille autour de RTL Belgium après cet abandon? Réponse: Rossel (Le Soir, Sudpresse, Metro…) et IPM (La Libre, La DH, L'Avenir…) épaulé par un certain nombre de partenaires familiaux, côté francophone. Et DPG Media (VTM, De Morgen, Het Laatste Nieuws…) côté flamand.

"Pour Telenet, VOO est un must have."
Une source proche du dossier

Et c'est à peu près tout puisque TF1 a pour sa part choisi de se concentrer en cours de route sur les négociations exclusives annoncées mi-mai avec son rival M6  dont il entend prendre le contrôle pour 641 millions d'euros, nous revenait-on il y a peu.

Surprises encore possibles

Peut-on toutefois s'attendre à des surprises? Oui. Il nous revient en ce sens que le groupe de médias hellénique Antenna serait toujours signalé sur le dossier à la différence du câblo et groupe de médias canadien Quebecor et du géant américain Discovery Inc.  un temps de la partie. Les Grecs auraient même surpris par leur professionnalisme et le sérieux de leur offre, entend-on désormais.

Détenu par la famille Kyriakou, qui a fait fortune dans le transport pétrolier, Antenna Group est actif en Europe centrale et de l'Est, en Amérique du Nord et en Australie. La société emploie plus de 1.800 personnes. Son siège est situé à Amsterdam. Par le passé, elle avait déjà tenté de mettre la main sur un autre actif du groupe RTL qu'était Channel 5. Elle s'était alors associée dans cette entreprise au magnat néerlandais des médias John de Mol, fondateur d'Endemol.

250
millions d'euros
Les offres sur RTL devraient osciller entre 200 et 250 millions, voire plus.

Prix affiché cette fois? De l'ordre de 200 à 250 millions d'euros, voire plus. Et ce, pour s'offrir des actifs bien connus tels que les chaînes de télévision RTL-TVi, Club RTL et Plug RTL, les radios Bel RTL, Radio Contact et Mint, mais aussi le service de streaming RTL Play ainsi que le site RTLInfo.be.

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