Facebook s'oppose à la rémunération des éditeurs de presse en France

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Comme c’était déjà le cas pour Google, le géant américain Facebook refuse de rémunérer les éditeurs de presse français pour les contenus publiés sur ses plateformes. Il en va de même pour les extraits d’articles, vidéos ou images produites par ces derniers.

Une annonce datée de vendredi détaille la position de Facebook quant à son interprétation du "droit voisin", au lendemain de sa transposition en droit français. Fruit d’une directive européenne, le "droit voisin" vise à optimiser le partage des revenus publicitaires entre les GAFA et les éditeurs de contenus sur internet.

Facebook donnera désormais le choix aux éditeurs d’autoriser, de façon explicite, le partage d’extraits de contenus publiés sur le réseau social à titre gratuit.

Ici, le géant de la tech considère que les éditeurs consentent à la non-rémunération de leurs contenus dès lors qu’ils les partagent via le réseau social. De manière analogue à Google et son moteur de recherche, Facebook donnera désormais le choix aux éditeurs d’autoriser, de façon explicite, le partage d’extraits de contenus publiés sur le réseau social à titre gratuit. Dans le cas contraire, les contenus seront affichés sans extrait, en ne reprenant que le titre de l’article et le lien vers le site internet de l’éditeur.

La presse se dresse contre les GAFA

Face à cette annonce, les principales organisations de presse écrite de France n’ont pas tardé à réagir. "Facebook refuse, comme Google, de respecter l’esprit et la lettre de la nouvelle loi sur les droits voisins", ont regretté l’Alliance de la presse d’information générale (APIG), le Syndicat des éditeurs de la presse magazine (SPEM) et la Fédération nationale de la presse spécialisée (FNPS). Les éditeurs français se prononceront prochainement sur leur intention de déposer une plainte contre Facebook auprès de l’Autorité de la concurrence.

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