Fin de partie pour Proximag, le toutes-boîtes du pôle presse de Nethys

La cessation de Proximag affecte l'emploi de 50 travailleurs ©BELGA

Faute de repreneur, Nethys a décidé de mettre fin à cette activité plombée par le digital. Une cinquantaine d’emplois sont affectés.

Après la vente cet été des Editions de l’Avenir (L’Avenir) et de L’Avenir Hebdo (Moustique) au groupe IPM (La Libre, la DH), il restait à Nethys à se délester du volet "toutes-boîtes" de son pôle presse, soit le bimensuel Proximag.

Après avoir vainement cherché un repreneur, Nethys a décidé de jeter l’éponge et de cesser la publication de ce titre, tiré à 1,2 million d'exemplaires.. "L’intention de mettre fin à cette activité est la conséquence de la situation financière de l’entreprise et du fait qu’il ne semble plus exister de modèle économique pour la presse périodique gratuite toutes-boîtes", explique l’intercommunale.  

"Il ne semble plus exister de modèle économique pour la presse périodique gratuite toutes-boîtes."
Nethys

Les annonces papier, principale source de revenus sont aujourd’hui largement remplacées par des annonces en ligne alors que le portefeuille de clients de cette activité, composé principalement de commerces de proximité, ne cesse de se rétrécir compte tenu des difficultés rencontrées par le secteur aggravées à la suite de la crise du coronavirus, précise Nethys. En outre,  les parts de marché de la presse gratuite reculent, le secteur est structurellement en perte, pris en tenaille entre ses recettes en baisse et des coûts d’impression et de distribution constants, voire en augmentation, ajoute le groupe.

Des pertes récurrentes

L’an dernier, l’Avenir Advertising, régie publicitaire du pôle presse de Nethys et éditeur de Proximag, a vu son chiffre d’affaires reculer de 9 à 6,9 millions d’euros pour une perte nette de 3,3 millions, la perte à reporter dépassant les 11 millions. Après plusieurs injections d’argent, la situation était devenue intenable.

- 11,2
millions d'euros
La perte à reporter de L'Avenir Advertising, éditeur de Proximag dépasse les 11 millons d'euros

Conséquence: une cinquantaine d’emplois sont menacés. Nethys indique que la délégation syndicale de l’entreprise a été informée et sera consultée dans les meilleurs délais sur l’intention de la société d’arrêter l’activité et de procéder à un licenciement collectif. La procédure Renault a par conséquent a été enclenchée avec pour objectif de limiter l’impact social. Car des possibilités de reclassement existent. Selon nos informations, la nouvelle société que doit créer IPM pour reprendre le quotidien L'Avenir devrait en effet engager une dizaine de commerciaux de L'Avenir Advertising .

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