Grève aux Editions de l'Avenir

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Une centaine de travailleurs des Editions de l'Avenir ont voté à l'unanimité en faveur d'une grève et d'actions collectives. Ils entendent ainsi mettre la pression sur la direction d'un quotidien en pleine restructuration. 45 postes sont sur la sellette.

Après le refus de la direction des Editions de l'Avenir de revoir les conditions de départ des journalistes dans le cadre du plan de restructuration du média, une assemblée générale du personnel a été convoquée ce mardi. A l'issue de cette réunion, les travailleurs du quotidien se sont tous prononcés pour faire grève et mettre à nouveau la pression sur les dirigeants du groupe via des "actions collectives". 

D'autres mesures ont été soumises au vote du personnel. Parmi elles, "la motion de méfiance envers le directeur des rédactions, Philippe Lawson, a fait l'objet d'un nouveau vote, qui s'est soldé par une quasi unanimité - moins trois abstentions", explique-t-on à la rédaction de L'Avenir.   

Dans une semaine, la direction qui dépend du groupe Nethys communiquera sa propre liste de personnes à licencier. Pour les travailleurs, "cela confirme l'existence d'une liste noire", ce que la direction dément. En décembre, le personnel et la direction des Editions de l'Avenir se sont accordés sur le départ de 45 équivalents temps plein, sur une base volontaire, dont 31,74 au sein de la rédaction du média. Les candidats ont jusqu'à jeudi pour se déclarer.  

La direction dément toute "liste noire" 

La semaine passée, l'Association des journalistes professionnels (AJP) a proposé de rencontrer la direction pour revoir légèrement à la hausse les conditions de départ. La direction a balayé cette proposition ce lundi soir. Elle enverra le 18 février au ministère des Affaires économiques la liste des candidats complétée par sa propre liste de personnes à licencier, selon un représentant des travailleurs.

La direction des Editions de l'Avenir dément cependant fermement toute "liste noire". Pour elle, la demande de l'AJP revient à contester l'accord social sur les conditions de départ, dont elle souligne qu'il a été approuvé par 84% du personnel. "Les dispositions de cet accord ont été négociées entre la direction des Editions de L'Avenir et les syndicats et en aucun cas avec Nethys", insiste-t-elle. Avant de conclure que cet accord "sera mis en œuvre dans les prochaines semaines, en combinaison avec les autres volets du plan de redéploiement pour assurer le futur du quotidien"

 

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