Jean-Paul Philippot n'ira pas chez France Télévisions

Jean-Paul Philippot était considéré comme un outsider sérieux pour la présidence de France Télévsions, mais le CSA français a préféré jouer la carte de la sécurité. ©Photo News

Le CSA français a reconduit pour un nouveau mandat à la tête de la télévision publique française l'actuelle présidente Delphine Ernotte.

Présenté comme un outsider sérieux, Jean-Paul Philippot ne rejoindra finalement pas France Télévisions. Le Conseil supérieur de l'audiovisuel français (CSA) a préféré jouer la carte de la sécurité en reconduisant pour un second mandat Delphine Ernotte à la tête des chaines publiques françaises.

C'est une première dans l'histoire du groupe, à la tête duquel aucun dirigeant n'avait jamais été réélu. "Le choix du CSA s'est fondé, conformément aux termes de la loi, sur des critères de compétence et d'expérience et sur l'analyse des projets stratégiques éclairés par les auditions", indique le régulateur français de l'audiovisuel, qui avait auditionné huit candidats lundi dernier.

Lors de son audition, l'actuel patron de la RTBF avait mis en avant l'avancée numérique du groupe qu'il dirige. Cette expérience, il comptait la mettre à profit à France TV en lançant une nouvelle plateforme à destination des jeunes d'ici à 2022. Mais le redressement financier et la mutation digitale opérés durant ses 18 années à la tête de la RTBF n'ont pas suffi à convaincre le CSA. Sa nationalité belge ne l'a sans doute pas aidé pour un poste aussi stratégique dans le Landerneau médiatico-politique français. La polémique liée à son ancien salaire n'a probablement pas joué non plus en sa faveur.

La nationalité belge de Jean-Paul Philippot ne l'a sans doute pas aidé dans sa candidature.

Jean-Paul Philippot, qui avait déclaré que sa candidature n'était pas l'expression d'un ras-le-bol ou d'un ressentiment quelconque, mais était motivée par l'envie de relever un nouveau défi au lendemain de son 60e anniversaire, restera donc au boulevard Reyers où il a récemment entamé un 4e mandat de six ans. Il devrait notamment continuer à piloter la stratégie 360 degrés qu'il a initiée, essayer de maintenir le cap budgétaire alors que ses revenus publicitaires sont sous pression et encadrer la construction du nouveau siège de la RTBF, qui devrait être opérationnel courant 2024.

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