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L'Avenir absent des kiosques ce vendredi

©BELGA

Les journalistes des Editions de l'Avenir ont mis leurs menaces à exécution. Un arrêt de travail a été observé ce jeudi et le quotidien ne paraîtra pas ce vendredi. En début de soirée, la direction a indiqué qu'elle relevait le montant de son enveloppe destinée à financer les départs volontaires pour inciter davantage de travailleurs à choisir cette option.

Une rencontre entre direction et syndicats des Editions de l'Avenir a eu lieu ce jeudi après-midi et le climat est tendu. Ce 14 février correspondait à la date limite fixée par le management pour acter les départs volontaires à la suite du plan de restructuration présenté en octobre dernier.

Seulement, au sein de la rédaction, le nombre de candidats à un départ volontaire n'atteint pas celui exigé par la direction. Pour rappel, il est question de supprimer 45 équivalents temps plein, dont une trentaine de journalistes dans les 9 éditions du groupe de presse. La direction se retranche derrière l’accord de décembre signé avec les syndicats et approuvé par 84% du personnel. Elle rappelle qu’il y était indiqué qu’il n’y aurait pas de licenciements si l’objectif de départs était atteint. Faute de quoi, elle enverrait des C4. 

Cette semaine, les travailleurs avaient déposé un préavis de grève et menacé de procéder à des actions ponctuelles. C'est à présent chose faite. Un arrêt de travail a ainsi été décrété en début d'après-midi, ce qui a pour conséquence de suspendre la publication du journal à paraître demain. Autrement dit, L'Avenir ne sera pas disponible dans les kiosques ce vendredi, ce qui, pour la Société des rédacteurs du journal (SDR) et l'Association des journalistes professionnels (AJP), "est la conséquence regrettable de la rupture du dialogue par la direction". En guise de dédommagement pour les lecteurs fidèles, les abonnements seront prolongés d'un jour et "il n'est pas nécessaire de contacter notre service clientèle, le prolongement se fera automatiquement", précisent les Editions dans leur newsletter.  

Pourquoi ça coince? 

Ce jeudi était donc la date limite pour que les candidats à un départ volontaire sortent du bois. Pour éviter les licenciements secs, il fallait 45 départs volontaires. Si dans les autres départements du média, le quota est atteint, "ce n'est pas le cas dans la rédaction, où 31,74 équivalents temps plein (ETP) sur 156 doivent être supprimés", expliquent les journalistes du quotidien. L'AJP annonce avoir communiqué jeudi après-midi une liste de quinze noms, volontaires à un départ en RCC, "à condition que soit respectée leur convention."

"La position de la direction n'a pas évolué", regrettent la délégation AJP et la SDR. "Nous estimons avoir été trompés lors de l'assemblée générale du personnel du 5 décembre 2018: la délégation syndicale nous y a affirmé que la direction s'était montré d'accord notamment sur l'exclusion de tout licenciement forcé/contraint", relèvent le représentant des journalistes. "Or, dans la convention signée, il est indiqué que la direction se réserve le droit d'envisager des licenciements au sein de la rédaction. Si ce point avait été exposé en assemblée générale, il n'aurait jamais eu l'aval de la rédaction."

450.000 euros pour plus de départs volontaires 

Du côté de la direction, on se dit prêt à débloquer une envelopper de 450.000 euros pour inciter davantage de travailleurs à choisir l'option "départ volontaire". "Afin de limiter le nombre de licenciements non volontaires, la direction et les représentants syndicaux se sont entendus pour proposer une enveloppe financière supplémentaire estimée à 450.000 euros", explique le management des Editions de l'Avenir.

 Les personnes intéressées par la nouvelle proposition de la direction doivent se déclarer avant le vendredi 15 février à minuit.

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