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"L'Avenir n'est pas à vendre" (Nethys)

©BELGA

Le patron du groupe de presse IPM propose à Nethys de lui racheter L'Avenir. "Si nous pouvons racheter le journal, nous arrêtons le plan Renault", affirme François le Hodey. De son côté, Nethys précise que "L'Avenir n'est pas à vendre".

Dans un entretien accordé à La Libre et à la Dernière Heure, le patron du groupe de presse IPM propose à Nethys de lui racheter L'Avenir. Il est possible de relancer le quotidien régional sans passer par un licenciement collectif, estime François le Hodey.

La direction de L'Avenir a annoncé mardi dernier sa volonté de licencier 60 équivalents temps plein sur 250. La nouvelle a été perçue comme un séisme dans la presse francophone.

"Je dis à L'Avenir qu'il y a un plan B. En mettant ensemble IPM (La Libre, la DH...) et L'Avenir, on générerait des telles synergies positives que l'on éviterait de devoir passer par un plan Renault. Pour le dire autrement, IPM propose de racheter L'Avenir sans licenciement collectif. Si nous pouvons racheter le journal, nous arrêtons le plan Renault", affirme François le Hodey.

Les administrateurs de L'Avenir ont décidé de confier l'impression des journaux au groupe Rossel. Un rapprochement que l'administrateur-délégué d'IPM ne voit pas d'un bon oeil. Il craint que L'Avenir, encerclé, ne finisse par "tomber dans les mains de Rossel".

Pour lui, IPM et L'Avenir sont complémentaires "car IPM n'a pas de titre régional contrairement à Rossel (avec Sudpresse, NDLR)". "En mettant ensemble nos forces, nous pourrons donner encore plus de capacités concurrentielles à L'Avenir, notamment sur internet", souligne le Hodey.

Les moyens de ses ambitions

Contacté par L'Echo, François le Hodey indique que le plan de restructuration annoncé à L'Avenir est la démonstration que ce mariage entre télécom (Voo) et presse (L'Avenir) est un échec: "Je ne vois guère de synergies à développer entre un opérateur télécoms et un journal régional, alors que si on marie L'Avenir à IPM, il y a plein de synergies à développer notamment en matière d'offres digitales segmentées" nous a-t-il indiqué.

Laissant de côté pour l'instant le délicat dossier de l'imprimerie, l'administrateur délégué du groupe IPM assure que ce dernier, détenu par sa famille, à la capacité financière de reprendre L'Avenir. "Nous avons développé des actifs solides, notamment dans les paris sportifs avec Betfirst, nous avons un réseau de partenaires à même de nous suivre le cas échéant et les actionnaires familiaux ont la capacité de mener à bien l'opération."

La rédaction temporise

De son côté, la société des rédacteurs (SDR) des Editions de L'Avenir accueille l'offre d'IPM avec intérêt. "On veut cependant temporiser et ne pas aller trop vite, nous explique un de ses membres; peut-être y aura-t-il d'autres marques d'intérêt."

"En conclusion, Nethys tient à préciser que L'Avenir n'est pas à vendre."
Nethys

Au sein de la rédaction d'aucuns réactivent la piste du portage temporaire par la Région wallonne via un de ses outils financiers comme la SRIW, le temps de trouver un partenaire indistriel. Cette idée avait été avancée fin 2017 par le Mr, le PS, Ecolo et le cdH au Parlement wallon. Le ministre de l'Economie Pierre-Yves Jeholet (MR) s'était dit prêt à soutenir ce scénario de portage.

"Il faut mettre les choses à plat dans la sérénité et sans précipitation et analyser ce qui est faisable et avec qui, résume Emmanuel Wilputte, président de la société des rédacteurs, interrogé par Belga. Quoi qu'il en soit, il s'agira d'un choix politique car l'actionnaire est public. On espère d'ailleurs que Nethys participera à la réflexion."

Nethys rejette l'offre

Le groupe Nethys s'étonne de la proposition faite par IMP, "tant par la méthode utilisée que dans la mesure où elle émane d'un groupe qui est lui-même dans une situation financière délicate depuis de nombreuses années". "En conclusion, Nethys tient à préciser que L'Avenir n'est pas à vendre."

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