Le Belge BrightBoard séduit le géant des écrans pub LED

©BELGA

Global Sports Commerce est entré au capital de l’entreprise brabançonne. L’idée? L’utiliser comme une base dans sa conquête de l’Europe de l’ouest. Pour BrightBoard, une nouvelle ère s’ouvre.

Coup d’envoi d’une nouvelle ère pour BrightBoard. L’entreprise brabançonne spécialisée dans les panneaux publicitaires LED a été approchée mi-juin par le singapourien Global Sports Commerce(GSC), véritable géant du secteur, qui y a pris une participation minoritaire, tient-on à bonne source, sans que le montant de l’opération n’ait filtré.

"Nous avons grandi organiquement 10 ans durant. Une réussite, mais qui a été longue. Ici, on va accélérer."
Wim De Smedt
Cofondateur de BrightBoard

Interrogé, Wim De Smedt, l’un des deux associés de cette aventure imagée, confirme l’information, avant d’expliquer: "Nous avons grandi de manière organique pendant dix ans maintenant, ce qui nous a bien réussi, mais qui a été particulièrement lent. De plus, dans notre secteur, il est important de rester à la pointe. Avec ce partenariat, nous allons passer à la vitesse supérieure." L’entreprise pourra désormais proposer de la superposition numérique (ou digital overlay dans le jargon), révolution dans la publicité sportive permettant d’afficher des publicités différenciées en fonction des marchés. Par exemple, un Belge verra à la télé une pub pour Jupiler sur les panneaux bordant le terrain, quand un Espagnol y verra, lui, une réclame pour la Mahou.

Réciproquement, il s’agit pour GSC de mettre un premier pied en Europe de l’ouest, là où le groupe était jusque-là quasiment inexistant. En cause, le fait que l’activité du géant a commencé par le cricket, expliquant une forte présence aujourd’hui en Inde, au Royaume-Uni, en Australie, en Afrique du Sud, aux Etats-Unis, ou encore à Dubaï. Ce qui ne veut pas dire pour autant qu’elle s’y limite. Les Belges auront déjà sûrement vu ses écrans lors de matchs de Premier League, de Bundesliga, de Liga, voire même, lors des courses sur les différents circuits de F1.

Via cette prise de participation, "nous visons à nous engager industriellement dans le Benelux et à manœuvrer BrightBoard comme une base étendue nous permettant d’atteindre les pays nordiques", précise Muralidharan Srinivasan, CEO de GSC.

Via cette prise de participation, nous visons à nous engager industriellement dans le Benelux et à manœuvrer BrightBoard comme une base étendue nous permettant d’atteindre les pays nordiques
Muralidharan Srinivasan
CEO de GSC

Clients du foot au retail

70
%
BrightBoard équipe notamment 70% des clubs de la Jupiler Pro League avec ses écrans.

À côté des nouveaux clients en vue, en s’associant à BrightBoard, l’entreprise pourra aussi gonfler son portefeuille de clients existants, en bénéficiant de la position déjà bien établie du petit Belge. La firme d’Asse (Brabant flamand) travaille en effet pour 70% des clubs de la Jupiler Pro League (Club de Bruges, Antwerp, La Gantoise, Lokeren, KV Ostende, Zulte, Saint-Trond), pour la compétition internationale de saut d’obstacles qu’est le Longines Global Champions Tour (GCT), mais aussi pour de grands noms de la distribution comme BMW, Delhaize, Hubo, Media Markt ou encore Skoda.

Fondée en 2007, BrightBoard emploie aujourd’hui une quinzaine de personnes, pour un chiffre d’affaires de 6 millions d’euros l’an passé. Une ascension née d’une idée simple: responsable du marketing du FC Brussels, Wim De Smedt s’occupait des panneaux publicitaires au bord du terrain. Avec un collègue, Birgen Wyns (devenu son associé), ils se disent qu’il doit être possible de mettre encore plus en avant les sponsors que via les traditionnels systèmes rotatifs. Ils pensent alors aux panneaux LED. Et l’aventure BrightBoard débute. En force. Car, coup de pouce non-négligeable à cette époque, les Diables Rouges (l’Union belge en somme) cherchent une solution de ce type pour leurs rencontres. Ce sera leur premier contrat… d’une longue série.

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