Le CSA attribue un bulletin satisfaisant à la RTBF

Jean-Paul Philippot, administrateur général de la RTBF ©BELGA

Le service audiovisuel public a de manière générale respecté ses obligations en 2017 selon le régulateur de l'audiovisuel. Et il a parfois fait mieux même si certains points restent à améliorer dans le sport, la culture et l'égalité hommes-femmes au sein de l'entreprise.

Dans son contrôle annuel des obligations de la RTBF, le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel (CSA) constate que durant l’exercice 2017, le service audiovisuel public a globalement rempli ses obligations établies par le contrat de gestion.

Pour la troisième année consécutive, la RTBF n’a pas fourni d’évaluation formelle de ses plans relatifs à la promotion de l’égalité entre les femmes et les hommes au sein de son personnel.
Le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel

Côté "bons points", le service audiovisuel public a dépassé ses obligations en matière d’information, de quotas musicaux, de production propre (13h quotidienne en TV et 20h en radio). Le régulateur salue aussi les nouvelles offres comme la plateforme Auvio, les nouveaux formats, la webcréation et la l’adaptation de formats pensés pour être diffusés transversalement en télé, radio et sur le web.

Peut mieux faire

750
heures de retransmissions sportives
Au sein de l'offre sportive de la RTBF, le football et le cyclisme sont archidominants.

La CSA se monte par contre circonspect sur différents points. Comme la politique sportive (plus de 750 heures d’antenne consacrées à des retransmissions sportives en TV). Il pointe l’omniprésence du football (54% du temps d’antenne dans les programmes d’information dédiés au sport) et du cyclisme (33% des retransmissions). Il rappelle que la RTBF est tenue de diffuser un " éventail le plus large possible de disciplines sportives ". Selon le gendarme de l’audiovisuel, une couverture élargie des disciplines moins médiatisées pourrait être intensifiée, de même que la programmation des disciplines pratiquées par des femmes ainsi par les personnes en situation de handicap.

Autre grief, la culture. Si l’obligation en termes de programmation culturelle est rencontrée, le CSA encourage cependant l’éditeur à développer la transversalité de son offre pour toucher un public plus large notamment en télévision où La Deux et La Trois concentrent 91% de l’offre culturelle. En outre, près de la moitié de l’offre est diffusée après 21 heures.

Enfin le CSA émet aussi des réserves sur la politique en matière d’égalité entre les femmes et les hommes. Le CSA reconnaît que de nombreuses initiatives ont été mises en place, mais ces efforts sont davantage concentrés sur l’antenne que sur les ressources humaines. Pour la troisième année consécutive, elle n’a ainsi pas fourni d’évaluation formelle de ses plans relatifs à la promotion de l’égalité entre les femmes et les hommes au sein de son personnel. Les femmes constituent 39% des effectifs et le comité de direction ne comprend que 20% de femmes. Le CSA souhaite dès lors engager un dialogue avec la chaîne publique afin d’améliorer cette situation.

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