Les événements de 2022 risquent d'être plus déficitaires que rentables

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Le secteur événementiel, toujours dans l'attente d'une date de reprise de son activité, anticipe une année 2021 marquée par la poursuite de la perte du chiffre d'affaires et des licenciements supplémentaires. Reprise attendue pour 2022.

Depuis le printemps, le secteur de l'événementiel est dans l'attente d'une reprise de l'activité. Un organisateur sur cinq semble complètement inactif. Si on se penche sur les fournisseurs, on arrive même à un sur trois. Dans l'intervalle, ils n'ont pas d'autres choix que de faire le gros dos.

Caisses vides et licenciements

Près de la moitié des organisations ont dû licencier. D'autres l'envisagent encore. Dans 44% des cas, c'est la moitié de l'effectif qui est sacrifié, dont quasi tous les freelances.

50%
Réduction d'effectifs
44% des organisateurs d'événements sondés annoncent avoir supprimé la moitié de leurs effectifs, dont la quasi-totalité de leurs freelances.

"En 2020, les recrutements (5%) et les nouveaux contrats freelance (3%) étaient extrêmement rares. La plupart des organisations (90%) a également embauché moins de stagiaires en 2020 qu'en 2019", lit-on dans une étude réalisée par le centre d’expertise Public Impact de la Haute Ecole KdG.

La perte de chiffre d'affaires du secteur est, elle, estimée en 2020 à 75%, là où les 52% étaient évoqués en mars.

Le virtuel pour patienter

L'année 2021 ne s'annonce guère meilleure. La plupart des organisations
interrogées pense que leur chiffre d'affaires sera encore bien inférieur à celui de 2019, voire ils anticipent des problèmes financiers.

Le problème repose sur le fait que le secteur attend toujours une date de reprise. Si une éclaircie est anticipée pour le troisième trimestre, la reprise est surtout attendue pour 2022.

"60% des organisations prévoient déjà des événements pour 2022. Une sur quatre prévoit même plus d'événements déficitaires que d'événements rentables."
Étude du centre d’expertise Public Impact de la Haute Ecole KdG.

"Six organisations sur dix prévoient déjà des événements pour 2022. Certains optent clairement pour 'mieux vaut quelque chose que rien' : un sur quatre prévoit même plus d'événements déficitaires que d'événements rentables."

Pour l'heure, la moitié des organisateurs et un tiers des fournisseurs ont recours aux événements virtuels ; une alternative précieuse qui pourrait perdurer combinée ou pas avec des événements physiques.

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