Les syndicats des Editions de l'Avenir déposent un préavis de grève

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C'est le blocage complet entre la direction des Editions de l'Avenir et les représentants des travailleurs. Ces derniers imposent deux préalables à tout licenciement et ne semblent pas entendus. Un préavis de grève a été déposé alors que le groupe IPM est revenu à la charge avec une offre formelle de reprise des Éditions de L'Avenir qui comprend une suspension du plan de restructuration en cours dans les quotidiens du groupe.

Les négociations sur le volet social du plan de restructuration des Editions de l'Avenir ont été rompues ce jeudi soir, indique jeudi la délégation syndicale CNE-Setca. Les permanents syndicaux ont déposé un préavis de grève. La délégation syndicale refuse tout licenciement contraint et que la direction choisisse les bénéficiaires de la prépension. "La direction a campé sur sa position et n'a pas accepté ces deux exigences", déplorent les représentants des travailleurs.

La phase d'information se poursuit et une assemblée du personnel est programmée ce vendredi à 14 heures. 

IPM a bel et bien fait offre sur L'Avenir

Dans le même temps, IPM group, l'éditeur de la Dernière Heure et de La Libre Belgique, est revenu à la charge. Le groupe de médias se positionne officiellement comme candidat à la reprise du pôle belge de presse de la société Nethys, lisez Les Editions de L'Avenir. Le groupe IPM indique dans un communiqué avoir envoyé une offre ce lundi. Depuis l'annonce de la restructuration des journaux du groupe Les Editions de l'Avenir, François Le Hodey, patron d'IMP, n'avait pas caché son intérêt pour ces titres de presse. Nethys lui avait répondu par un cinglant: "L'Avenir n'est pas à vendre."

Aujourd'hui, IPM montre une nouvelle fois ses ambitions. "IPM conditionne son offre à la suspension du plan social en cours de négociation et à l’arrêt du projet de changement de format et de maquette du journal sur les rotatives de Rossel", stipule François le Hodey dans les colonnes de La Libre.

Le patron de presse précise donc que "changer le format et la maquette du journal L’Avenir dans l’extrême urgence, comme c’est prévu aujourd’hui, c’est faire courir inutilement un trop grand risque économique à l’entreprise". Pour lui, il serait plus raisonnable de maintenir le format et la maquette actuelle.

La première action à faire vise davantage le lieu d'impression. Les rotatives du groupe français Riccobono, situées à Charleroi, seraient d'excellentes candidates. Riccobono imprime déjà Le Figaro et Le Monde. "Le groupe peut apporter toutes les garanties nécessaires", assure François Le Hodey.

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